4 juil. 2013

commission participation


Présentation de la Commission
Dans le cadre de la mission (lettre de mission) qui nous a été confiée par le ministre de la ville Monsieur François Lamy, nous avons souhaité mettre en place une commission constituée de militants associatifs, d’élus, de chercheurs, et de professionnels de la politique de la ville. Plurielle, donc, elle a pour objectif d’accompagner l’élaboration des propositions qui figureront dans le rapport rendu fin Juin. Son travail s’organise en séances thématiques, permettant d’approfondir les enjeux majeurs de la question de la participation des habitants dans la politique de la ville. Des personnalités impliquées dans la politique de la ville sont auditionnées à chaque séance
Membres de la Commission
Pascal  Aubert fonctionnaire territorial en Seine-Saint-Denis ayant pendant plusieurs années animé des démarches participatives, il est membre du bureau national de la fédération nationale des centres sociaux, ancien président de la fédération de Seine-Saint-Denis; membre fondateur et co-animateur du collectif Pouvoir d’Agir.
Hélène Balazard, chargée d’études au CETE de Lyon (unité Cohérence Territoriale et Cohésion Sociale) et chercheur associée à la chaire Unesco « Politiques Urbaines et Citoyenneté » (ENTPE/RIVES). Sa thèse s’intitule « Quand la société civile s’organise : l’expérience démocratique de London Citizens ». Après une expérience de community organizing à Londres, elle participe au projet ECHO à Grenoble.
Djamel Benia, association ADICE, Roubaix.
Loïc Blondiaux, professeur de science politique à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne où il dirige le parcours « ingénierie de la concertation » du Master 2 Affaires Publiques. Il travaille depuis plusieurs années sur la question de la démocratie participative et les transformations contemporaines de la démocratie. Il dirige la revue universitaire  Participations. Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck université, préside le Conseil scientifique du GIS « Participation du public, décision, démocratie participative » et fait partie du collectif d’animation de l’Institut de la concertation. Il a accompagné et évalué de nombreuses expériences de participation : conseils de quartier, jurys citoyens, concertation urbaine, sondage délibératif, débat public… Il a notamment publié sur ces questions Le nouvel esprit de la démocratie, Paris, Seuil, « République des idées » 2008 et « Une introduction critique à la démocratie délibérative » in La science et le débat public, Actes Sud/IHEST, 2011.
Moussa  Camara, issu du quartier de La Croix-Petit à Cergy – qui a été détruit et reconstruit dans le contexte de la rénovation urbaine – il est président et co-fondateur de l’association Agir pour Réussir. Crée en 2007, lors de fortes tensions entre la police et les jeunes du quartier, le but d’AGPR est à la fois d’encourager l’implication des jeunes en leur donnant une autre image de la société mais aussi de leur permettre de construire leurs projets personnels et professionnels. Ses actions portent donc sur la réussite, le respect, la solidarité, l’entraide, l’effort, la confiance et la responsabilité des jeunes des quartiers de Cergy.
Brigitte Chabert, association Du côté des femmes, Sarcelles, Cergy Pontoise
Marion Carrel, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Lille 3 où elle dirige le Master 2 « Stratégies de développement social » et chercheuse au Centre de recherches « Individus, épreuves, sociétés » (CeRies, Lille 3), associée au Centre d’étude des mouvements sociaux-Institut Marcel Mauss (CEMS-IMM/ EHESS). Ses travaux portent sur les processus participatifs et la citoyenneté dans les quartiers d’habitat social. Directrice de rédaction de Participations, revue des sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté (De Boeck), elle a notamment publié Faire participer les habitants ? Pauvreté, citoyenneté et pouvoir d’agir, Lyon, ENS Éditions (parution en mai 2013) et codirigé Les intermittences de la démocratie : formes d’action et visibilités citoyennes dans la ville, Paris, L’Harmattan, 2009.
Malika Chaffi, Fondation Abbé Pierre
Jeanne Demoulin, doctorante en Aménagement de l’Espace et Urbanisme sous la direction de Marie-Hélène Bacqué. Son sujet de thèse porte sur la participation des locataires dans les organismes HLM. Elle réalise son doctorat en Convention Industrielle de Formation par la Recherche dans un organisme HLM.
Olivier D’Henry,  enfant de Seine-Saint-Denis, mon parcours professionnel m’a amené en plus de 20 ans à devoir dans un premier temps m’occuper de mettre en place des politiques de la jeunesse, par la suite très rapidement la politique de la ville et plus particulièrement les dispositifs qui l’accompagnent sont devenus pour moi l’essence même de mon parcours. Le VVV avec la mise en place d’un des plus gros de France, le PRU Clichy-sous-Bois / Montfermeil idem (650 Millions €)
Tara Dickman, Diplômée d’un Master de Sciences Politiques Comparées à l’Université de New York, formée en Information et Communication puis en Politiques Sociales et Culturelles Européennes à l’Université de Paris 8. Elle est consultante en stratégie, Community Organizer, co-fondatrice et chargée de développement chez Sudio Praxis, membre du bureau de Humanity in Action < Network France, association des anciens de HIA France. Envoyée en formation de Community Organizing à Chicago par un ancien directeur de campagne de Barack Obama en 2010, elle a depuis intégré cette méthode dans ses propres formations ainsi que dans ses activités de conseil, notamment dans le cadre de la campagne nationale « Stop le Contrôle au Faciès », initiée au Printemps 2011.
Aude Evin, avocate, élue au Conseil régional d’Ile de France depuis 2004, Présidente de la Commission du logement, de l’habitat du renouvellement urbain et de l’action foncière du Conseil régional d’Ile de France.
Isabelle Foucher, coordinatrice du collectif Pouvoir d’agir. Sociologue de formation (sociologie politique et urbaine, mouvements sociaux), chargée de mission dans l’associatif depuis 2007 (Fonda, Fédération nationale des Centres sociaux) sur des questions liées à la vie démocratique, associative et citoyenne.
Isabelle Foret Pougnet, adjointe au Maire de Bègles en charge de la Politique de la Ville, de la Jeunesse et de la Vie Associative depuis 2008, (Conseillère Municipale en charge de la Jeunesse de 2001 à 2008). Elue référent du quartier Yves Farge, Terres Neuves, site d’une Opération de Renouvellement Urbain, chargée d’y animer la concertation avec les habitants du quartier, depuis 2002. Urbaniste de formation, elle a travaillé plus de 25 dans le logement social (CREPAH puis SAHLM) elle est maintenant consultante en conduite de projets d’Habitat Participatif.
Renée-Claire Glichtzman, est l’ adjointe au directeur général de l’établissement public d’aménagement d’Orly-Rungis · Seine Amont,  elle s’intéresse à savoir comment anticiper les risques d’éviction induits par les opérations d’aménagement et comment réussir « la greffe » avec le reste de la ville et  ces opérations d’un point de vue social et économique. Elle a travaillé à la Délégation interministérielle à la Ville : programme des grands projets de ville : prise en compte des problématiques et des usages sociaux dans les opérations de renouvellement urbain, démarche de concertation, puis à la Mission de préfiguration de l’EPA Plaine de France, et ensuite à la Délégation à la Politique de la Ville et à l’Intégration à la Mairie de Paris : même chose pour le grand projet de renouvellement urbain (GPRU).
Fatima  Hani, AC Le Feu
Almany Kanoute, Président de 83eavenue, association interculturelle et intergénérationnelle de Fresnes créée en 2002, conseiller municipal à Fresnes (liste indépendante Fresnes à venir), co-fondateur du mouvement politique Emergence qui rassemble les militants associatifs de terrains et se donne une vocation nationale.
Bénédicte  Madelin, directrice de Profession Banlieue depuis août 1993, fondatrice et présidente du centre de ressources pour la politique de la ville en Seine-Saint-Denis. L’objectif des centres de ressources (au nombre de vingt aujourd’hui) est la qualification et l’animation du réseau des professionnels de la politique de la ville : chefs de projet, agents des collectivités territoriales, de l’État, des associations, bailleurs sociaux… Elle est par ailleurs membre du Conseil national de villes et du Conseil d’orientation de l’Onzus.Elle a enfin de nombreux engagements associatifs, en particulier en faveur de la reconnaissance des métiers de la médiation sociale (Fédération des associations de médiation sociale et culturelle d’Île-de-France, France médiation, ainsi que de deux associations locales : Arifa et Interm’Aide), et dans les centres sociaux.
Olivier Noblecourt, adjoint en charge de l’action sociale et familiale à Grenoble, vice-président de l’agglomération en charge de l’hébergement, de l’université et de la recherche, impliqué depuis de nombreuses années dans les politiques de développement social territorial et communautaire
Jacques  Picard, conseiller régional IDF, ancien animateur de l’ADELS
Gérard Perreau-Bezouille, Premier Adjoint de Nanterre (92 – France), Chevalier de la Légion d’Honneur, Agrégé d’Economie Gestion, Co-Président de la Fédération Française des Clubs Omnisports (F.F.C.O.), Administrateur de la SEMNA, Vice-Président du SIPPEREC et de SICUDEF, Membre du bureau de Cités-Unies France, Animateur politique du réseau FALp pour des métropoles solidaires, Membre du comité de pilotage de l’OIDP (Observatoire International de la Démocratie Participative)
Luc Rabouin détient plus de vingt années d’expérience à titre de praticien du développement et de l’aménagement des quartiers à Montréal, au Canada. Au cours de la période 2006 – 2012, il assurait la direction générale du Centre d’écologie urbaine de Montréal, une association indépendante visant à faire de Montréal une ville juste, inclusive, écologique et démocratique. Ses champs de spécialisation sont le développement social, le développement économique local, l’écologie urbaine et la démocratie participative. Il est l’auteur de Démocratiser la ville. Le Budget participatif : de Porto Alegre à Montréal, publié chez Lux Éditeurs en 2009. Luc Rabouin a obtenu un Master en Science Politique de l’Université de Montréal et un DESS en Développement économique communautaire de Concordia University.
Mohamed Ragoubi, habitant du quartier emblématique des luttes urbaines de la Coudraie à Poissy (78). Il est le porte-parole du Colletif des habitants anti-démolition. A ce titre, il est l’un des principaux co-fondateurs du groupe APPUII. APPUII est un collectif tri partite habitants-professionnels-universitaires qui met des ressources à disposition des habitants des quartiers populaires et propose une plateforme de leur mise en réseau.
Gilles-Laurent Rayssac consultant, cofondateur et gérant de Res publica, société de conseil spécialisée dans la stratégie et l’ingénierie de la concertation. Il a suivi une double formation d’économie et de sciences politiques. Comme consultant, il accompagne les collectivités territoriales depuis 25 ans. Il est professeur associé à l’Université de Caen – Basse-Normandie où il enseigne le management des parties prenantes et l’ingénierie de concertation. Il intervient aussi à l’université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. Il a écrit le Guide de la concertation locale avec C. de La Guéronnière (Territorial éditions) et le Développement durable, maintenant ou jamais avec Dominique Bourg (Collection Découvertes, Gallimard). Gilles-Laurent Rayssac a présidé AIP2France de 2009 à 2012, il est membre de l’Institut de la concertation.
Yves Sintomer, Professeur de sciences politiques, Université Paris 8
Farid Tensamani, consultant en intelligence économique, est porte-parole de l’association Banlieue Plus et nos quartiers. Entité citoyenne, celle-ci œuvre pour la prise en considération et la défense des problématiques des quartiers populaires au sein des politiques nationales.
Nicky Tremblay Educatrice Spécialisée en Prévention Spécialisée depuis près de 30 ans (Paris, Angoulême et Toulouse depuis 20 ans) et danseuse, Professionnelle de danse, co-fondatrice et coordinatrice de l’Association Dell’Arte sur le Grand Mirail Toulouse, qui porte un projet de « Culture Sociale et Insertion par la Culture », co-présidente du COUAC, Collectif d’Urgence Acteurs Culturels (Agglomération de Toulouse), co-fondatrice de la CLACQ, Coordination Locale d’Actions Citoyennes pour les Quartiers, co-fondatrice du Mouvement l’Issue des Sans Voix, soutien de Ahmed Chouki, candidat aux prochaines élections municipales.

espérons que cette commission présente de vraies solutions pour que les habitants aient du pouvoir sur les projets et non qu'ils restent des spectateurs cornaqués par des specialistes ou  les projets des élus - 
beaucoup de projets se font sans les habitants et souvent contre eux. 

3 commentaires:

Anonyme a dit…

combien de personnes dans cette commission habitent en banlieue - combien ont été confrontés à la démolition de leur immeuble et leur relogement - combien ont eu des carrières professionnelles de l'habitant moyen des quartiers populaires- beaucoup de spécialistes et de consultants - pour les chercheurs - il s'agit d'instrumentaliser les habitants à leurs fins personnelles de recherche - pour les consultants : il s'agit de fiancer leur boite de médiation, de concertation et de blabla pour finalement faire accepter aux habitants les projets - le fric circule entre eux et les habitants sont une fois de plus absents - seule la résistance des habitants et la bagarre ont permis des reculs des municipalités qui on été obligés de revoir leur copie et encore alors que les specialistes et les chercheurs sont rémunérés - les habitants sont toujours bénévoles quand les chercheurs ne montent pas des projets financés pour eux dont les habitants ne voient jamais un centime. Alors faire confiance à ces gens ; jamais .

Anonyme a dit…

la papesse de la participation agnes deboulet qui pond des projets picri sans même les faire lire aux habitants concernés et en mettant leur coordonnées sans les consulter juste pour obtenir des subventions et faire ses recherches et se faire mousser - les associations et les habitants cités dans ces projets n'ont pas recolté un centime de ce PICRI financé par le conseil regional et cette chercheuse fait appel aux habitants lors des séminaires et colloques qu'elle organise pour qu'ils jouent les marionnettes et les faire valoir de ses projets.

Anonyme a dit…

Tous les charognards de la participation - toutes les officines de solidarités internationales qui se financent sur le mouvement social, toutes les boites de consultants et tous ceux qui peuvent pondre des projets sans les habitants et qui peuvent les présenter à des bailleurs financiers vont venir à la gamelle et tous ceux qui font de l'expertise une posture - être expert de la vie des autres, faire des analyses à la place de ceux qui sont concernés comme si c'était des connards - prendre des postures de sauveur, de gourous des pauvres habitants vont pouvoir délirer sur leurs compétence d'experts qui n'ont jamais changé la condition de ces quartiers- juste de quoi faire vivre leur boutique ou leurs entreprises.