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La Coordination anti-démolition des quartiers populaires est née à la suite d’une prise de conscience des habitants de La Coudraie (à Poissy) pour défendre leurs habitations, leurs environnements, et leurs histoires. Elle a été créee à l'initiative du collectif de La Coudraie et du collectif de Gennevilliers
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12 sept. 2008

Menacé d'expulsion, il s'ouvre la gorge à l'arrivée de la police

Le père de famille devait 30.000 euros de loyers à l'office HLM de Drancy. Menacé d'expulsion depuis quatre ans, cet habitant de la cité Gaston Roulaud âgé d'une quarantaine d'années s'est ouvert la gorge jeudi matin dans son appartement à Drancy (Seine-Saint-Denis) lorsqu'un huissier et des policiers sont entrés pour le déloger par la force.


Il a pu être sauvé par un policier qui lui a pratiqué des points de compression en attendant l'arrivée du Samu». Sa vie n'est plus en danger.

L'expulsion s'est déroulée à 06H30. Après que les policiers ont défoncé sa porte, de Drancy «a cassé un carreau et s'est tranché la gorge».

Sa femme et les deux enfants du couple se trouvaient dans une autre pièce et n'ont pas assisté à la tentative de suicide.

L'homme ayant menacé plusieurs fois devant la police de se suicider si on l'expulsait, les agents étaient «près d'une dizaine», dont des policiers de la brigade d'intervention de la préfecture de police de Paris, «spécialistes des interventions rapides».

Il s'agissait, selon la police, de la neuvième tentative d'expulsion de la famille pour laquelle le concours de la force publique avait été demandé depuis 2006. «L'expulsion était pendante depuis quatre ans. Ils avaient obtenu un sursis en 2006», a précisé la source.

L'homme «ne travaillait plus depuis plusieurs années», il «vivait reclus et désocialisé». Sa famille est désormais «hébergée par d'autres membres de la famille».

Régulièrement, la «Chaîne humaine contre les expulsions des logements», coordination regroupant à Bobigny le PCF et des intervenants du secteur social, dénonce «la multiplication des cas d'expulsion à Drancy» et appelle à un «moratoire».

source : Leparisien.fr avec AFP

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