Sous la lumière blafarde de l'école maternelle Jacques Prévert, près de 200 habitants ont assisté à la première réunion de « démocratie locale » organisée par Kévin Bodé. Sous la lumière blafarde de l'école maternelle Jacques Prévert, près de 200 habitants ont assisté à la première réunion de « démocratie locale » organisée par Kévin Bodé.
Venus à la rencontre des élus, près de 200 habitants du quartier disent « non » à la construction de 10 logements sur leur terrain de sport.
« Notre terrain de sport, c'est le coeur du quartier de Courteille, le jardin pour ceux qui n'en n'ont pas. Nous ne sommes pas d'accord pour le sacrifier car nous avons trop peu d'espaces verts dans le quartier. Les enfants s'y retrouvent et il n'y a rien d'autre. On oppose la qualité de vie à l'argent ». Mardi soir, près de 200 habitants de Courteille ont assisté à la réunion prévue par la mairie et à laquelle se joignaient les responsables d'Orne Habitat.
Dans le cadre de l'Anru, les élus souhaitaient entendre les habitants du quartier sur le projet de construction de 10 logements sur le terrain de sport de la rue de Vicques. Massivement, les habitants du quartier s'y opposent. Ce terrain avait été donné à Orne Habitat par l'ancienne municipalité. Kévin Bodé, maire adjoint chargé de la démocratie locale, proposait mardi soir une première réunion publique sous le signe de la démocratie locale : « Nous sommes venus pour vous consulter car nous sommes conscients de l'importance que ce terrain représente pour les habitants du quartier ».
De fait, le terrain situé derrière l'école de Courteille, lieu de rencontres sportives, représente davantage aux yeux des habitants qui s'y retrouvent pour pique-niquer et se détendre. Les jeunes y ont leurs activités avec les animateurs, etc.Prof d'éducation physique et sportive depuis 12 ans au lycée Mézen, Martine Maybon prend la parole : « A Mézen, il y a 400 élèves dont 160 internes. C'est notre seul terrain en herbe pour travailler en extérieur avec les élèves. Nous y allons toute l'année pour le foot, le rugby. Nous disposons d'une piste, d'un sautoir et c'est à 10 minutes de marche du lycée ».
Les habitants ont étonnament bien défendu leur bout de gras en herbe. Maurice Tireau (lire ci-dessous), à l'origine de ce terrain de sport, a été très applaudi : « Nous nous sommes battus afin d'obtenir l'homologation pour les rencontres sportives. Pas question de se laisser faire... »
Tous solidaires, les habitants semblent avoir convaincu les élus ainsi que les responsables d'Orne Habitat : « Nous sommes venus pour vous informer, vous écouter, rappelle Kévin Bodé. Vous nous obligez à trouver une solution. On va travailler autour de toutes ces possibilités. La mairie doit se positionner et il ne faut pas que l'on se trompe ».
Rendez-vous est pris, à nouveau, dans un mois, avec les habitants de Courteille pour faire une proposition « en espérant le meilleur pour vous ».
Michèle DEVILLARD.
source : ma ville.com
11 nov. 2008
Le terrain de sport à Courteille pourrait être sauvé
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1 commentaires:
Sylvie Houssin : « Les destructions de logements sont devenues un luxe »
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Sylvie Houssin, conseillère municipale d'opposition (PS) et urbaniste, considère avec constance que les destructions de 258 logements envisagées à Saint-Jean, au coût estimé de 7,2 M€ selon Thierry Aury (PCF), sont une erreur.
« L'Agence nationale de rénovation urbaine, qui co-finance le projet de Saint-Jean, veut produire du logement de qualité et éliminer celui qui n'a plus de qualités. Mais ces destructions de logements sont devenues un luxe extraordinaire alors qu'on manque de logements sociaux. On n'en construit plus à Beauvais, leur part est passée de 43 % à 41% du parc total depuis sept ans. Les catégories moyennes ont du mal à accéder à l'offre privée, notamment en raison de l'enchérissement du coût du crédit. Si la tour Harmonie était entretenue, qu'on y réglait les problèmes d'ascenseurs et de cafards, qu'on sécurisait son hall, on y vivrait très bien. N'oublions pas que le plateau Saint-Jean offre le logement social le moins cher à Beauvais, et des familles en ont bien besoin ! »
À Amiens, le maire a annoncé le 9 septembre qu'il suspendait la destruction de plus de 200 logements afin de faire face à la demande locale, dans une ville dont le solde migratoire est pourtant négatif mais qui est frappée, elle aussi, par le marasme de la construction.
Selon un livre blanc publié le 9 septembre par l'Union nationale de la propriété immobilière, l'arrêt des constructions touche 27 départements...
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Beauvaisis/Fortes-tensions-immobilieres/Sylvie-Houssin-Les-destru
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