Présenter une par une les 7 unités résidentielles que comptera, à terme, l'îlot Le Floréal : parkings, logettes, contrôles d'accès et espaces verts, réseaux rénovés : la concertation avec les habitants a débuté mardi soir, au pied du bâtiment C3. Et pour une fois, les élus vont à la rencontre des habitants.
«Franchement, cela fait plus de 6 mois que cette opération a commencé et on n'a toujours rien ». Elheme habite le bâtiment C3 du Floréal, au coeur de Berthe. La concertation au pied de son bâtiment ? L'occasion d'exprimer quelques griefs aux élus.
Parce qu'au-delà des aménagements extérieurs, inscrits dans le calendrier des projets financés par l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), la préoccupation des habitants porte sur la réfection du bâti : « c'est vrai, on ne vit pas à l'extérieur » résume Elheme.
C'est pourtant bien le réaménagement des extérieurs, la politique de résidentialisation qui a conduit Raphaëlle Leguen, première adjointe au maire, mais aussi Christian Bianchi, adjoint de quartier, à « essuyer les plâtres » mardi soir, à la faveur de la première réunion de concertation sur le terrain, pour les bâtiments E7 C3 et D. À leurs côtés, Joël Canapa, directeur de l'Office public HLM.
Présenter l'essence même du projet « que nous avons pris en route » rappelle Raphaëlle Leguen et auquel « nous avons voulu donner une autre dimension », présentée à l'ensemble des résidents au pied des bâtiments.
« Nous voulons que la population se sente concernée par ce projet. Qu'elle se l'approprie pour créer un quartier qui lui ressemble » ajoute Raphaëlle Leguen. En filigrane ? Personne ne pourra dire : « je n'étais pas au courant »...
« La concertation a débuté il y a longtemps, relève d'ailleurs Christian Bianchi. Les adhérents des associations nous ont fait connaître leurs avis, présentés des recommandations dont nous avons tenu compte ». À l'exemple du jardin gagné sur le parking entre les bâtiments C3 et D. Lucienne Perez, présidente de l'Amicale des locataires du Floréal acquièse : « Pour une fois que l'on va vers les gens...» résume-t-elle.
Réhabilitation du bâti lancée en octobre
Mais pour bon nombre de résidents, le paraître ne doit pas occulter l'être et le... bien-être. « Ma belle-mère, ça fait 40 ans qu'elle vit ici et rien n'a changé » dénonce celle-ci. « On n'a rien vu, on ne nous a rien proposés » lance sa voisine, Mme Tagourti. Joël Canapa, rassure : si le budget de l'ANRU ne concerne que les accès extérieurs et la mise en place de la résidentialisation, « on attaque la réhabilitation du bâti en octobre » avec la phase de diagnostic même si les travaux à proprement parler, « devraient débuter dans une dizaine de mois » ajoute le directeur de l'Office, pour le Floréal et le Messidor.
Le temps pour les élus d'intervenir auprès de qui de droit (Toulon Provence Méditerranée et la Région notamment) pour porter le montant alloué à la réhabilitation de 13 000 à 15 000 euros par logement : « cela nous permettrait d'inclure dans la réfection, la plomberie par exemple, ou encore la pose de double vitrage » conclut Raphaëlle Leguen.
Cette opération, qui sera menée sur la moitié du parc de logements sociaux de la Ville dans le quartier Berthe (près de 1 000 logements) sera également soumise à l'approbation des habitants. La consultation est, en effet, obligatoire... et le projet soumis au vote des locataires compte tenu de la répercussion du coût des travaux sur les loyers.


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