... la cause directe d'émeutes urbaines ou bien d'agressions
systématiques envers les ... bien sûr, par une sous-culture calquée sur celle des ghettos US, ...
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source : AgoraVox - France
7 juil. 2009
Contrôles policiers « au faciès », une réalité française désormais ...
Immobilier : la Vente du Siècle
Et ce sans compter l'environnement si ces logements sont dans des barres, proches de ZUS ou autres. Dernier détail oublié, le prix de gros ! ...
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5 juil. 2009
À qui profitera le pactole d'Icade ?
Habitat . Six mois après l’annonce de la cession de 34 000 logements, des questions subsistent. De gauche à droite, les élus dénoncent un scandale d’État. Une commission d’enquête est réclamée.
En 2007, la société immobilière Icade et l’architecte Dominique Perrault lançaient à Lille un projet d’immeuble « mille-feuilles ». Des commerces, des bureaux, des logements, le tout finement superposé et favorisant les flux, tout en évitant soigneusement que chaque acteur ne se croise… Aujourd’hui, tout porte à penser que la société gère ses - affaires de la même manière. La vente des 34 000 logements, construits à l’époque grâce à l’argent public, sur des terrains cédés pour un franc symbolique, relève de l’imbroglio le plus total. Pour tenter d’y voir clair, les parlementaires communistes, républicains et du Parti de gauche demandent la création d’une commission d’enquête. « Il faut restituer cette affaire dans le contexte affairiste du régime, explique Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis. À l’initiative du député Patrick Ollier (UMP), nous avons auditionné le directeur d’Icade. Un "Rastignac" qui nous a expliqué qu’il devait servir des dividendes à ses actionnaires… » Retour sur une affaire complexe, dont tous les mystères ne sont pas éclaircis.
La deuxième vie d’Icade
À compter de 2003, la société Icade, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ouvre son capital à hauteur de 37 % à des actionnaires extérieurs. Trois ans plus tard, en 2006, Icade fait même son entrée en Bourse… et commence à céder en bloc ses logements. Des cessions qui coïncident avec sa transformation en société d’investissement immobilière cotée (SIIC). La vente de la totalité du pôle logement, soit 34 000 unités, vise, dit-on, à réorienter les activités du groupe vers l’immobilier tertiaire, jugé plus rentable. Toutefois, la simple annonce
de cette cession fait grimper le titre en Bourse.
Parmi les - actionnaires, un fonds d’investissement irlandais se montre particulièrement actif : « Ce fonds détient simplement 3 % du capital mais exige des rendements afin de valoriser sa participation. Il semble qu’il souhaite se retirer à l’occasion de la cession du parc immobilier. C’est le principal problème de la CDC qui ne le contrôle pas. Ceci dit, il reste très minoritaire », détaille Jean-Philippe Gasparotto, secrétaire général de l’union des syndicats CGT du Groupe Caisse des dépôts.
Controverses sur le prix de vente
Officiellement, la cession de ces 34 000 logements avait pour but d’alimenter le fonds stratégique d’investissement, créé dans le cadre du plan de relance. Pourtant, la piste d’une vente purement spéculative ne peut être écartée. De fait, le nouveau statut d’Icade (désormais SIIC) lui permet de reverser 50 % des plus— values réalisées lors des cessions de biens à ses actionnaires privés.
Dans son dernier rapport annuel, Icade estimait ce patrimoine à près de 3 milliards d’euros. Surprise du côté des élus qui se sont empressés d’éplucher les comptes de la société. En 2006, la valeur de ce patrimoine de 42 000 logements était estimée à moins
de 1,5 milliard d’euros. Or, entre-temps, Icade s’est délesté de 10 000 logements. Ni l’introduction en Bourse, ni l’explosion du marché immobiler ne peuvent suffire à expliquer cette hausse vertigineuse. Certains experts estiment, pour leur part, que le groupe aurait pu sous-évaluer le patrimoine afin de faciliter l’entrée en Bourse. « En 2006, le parc a été évalué en valeur locative, c’est-à-dire pour ce qu’il allait apporter en loyers. On nous annonce parfois une décote de 10 à 15 %, c’est la technique du marchand de puces de Saint-Ouen qui consiste à faire croire aux bailleurs qu’ils réalisent une bonne opération », détaille Stéphane Peu, président de Plaine Commune habitat.
De plus, les locataires ne cessent de dresser l’inventaire à la Prévert des travaux à réaliser. Les derniers datent de 1983 et avaient, qui plus est, été financés à hauteur de 350 millions de francs par - l’État et les collectivités. Ainsi, le consortium de bailleurs candidats au rachat, conduit par la SNI, autre - filiale de la CDC, devra en plus financer la rénovation. Et la sénatrice du Val-de-Marne, Odette Terrade, de s’interroger : « Les HLM ont-ils vocation à racheter un - patrimoine déjà amorti alors que ça ne créera pas un seul logement supplémentaire dans un pays qui en manque terriblement ? »
Le rôle de l’État en question
« Tel Ponce Pilate en son temps, l’État se lave les mains de cette affaire », résume Jean-Jacques Porcheron, l’animateur du collectif logement de l’association nationale des élus communistes et républicains, en une formule lapidaire. Alors qu’elle rencontrait les maires d’Île-de-France, la désormais ex-ministre du Logement n’avait pas hésité à jouer la carte du laisser-faire. « Mme Boutin nous a répondu qu’Icade étant cotée en Bourse, et privée pour une part, elle ne pouvait intervenir dans ce dossier », raconte Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux. Ainsi, Christine Boutin a refusé toute subvention aux communes afin de les - aider à financer le rachat du patrimoine. « Elle a précisé que les subventions n’étaient envisageables que pour la construction », s’indigne -Marie-Hélène Amiable. Et rien n’indique pour l’instant que le remplacement de Christine Boutin par Benoist Apparu puisse changer la donne.
D’autant que, de son côté, Éric Woerth, le ministre du Budget, reste sourd à l’inquiétude des communes quant à la perte de recettes fiscales représentée par cette vente. Car, dans l’hypothèse où les logements entreraient dans le parc social, ils se verraient de fait exonérés de taxe foncière pendant quinze à vingt ans. Rejouant la partition de la maîtrise comptable, Éric Woerth a lancé l’idée d’un éventuel reversement de compensations via l’enveloppe des dotations de l’État aux collectivités. Pourtant, si la vente se réalise, l’État touchera également des dividendes via la Caisse des dépôts. « Ma cassette, ma cassette », s’alarmait Harpagon. Et pour cause, le pactole est juteux.
En 2007, la société immobilière Icade et l’architecte Dominique Perrault lançaient à Lille un projet d’immeuble « mille-feuilles ». Des commerces, des bureaux, des logements, le tout finement superposé et favorisant les flux, tout en évitant soigneusement que chaque acteur ne se croise… Aujourd’hui, tout porte à penser que la société gère ses - affaires de la même manière. La vente des 34 000 logements, construits à l’époque grâce à l’argent public, sur des terrains cédés pour un franc symbolique, relève de l’imbroglio le plus total. Pour tenter d’y voir clair, les parlementaires communistes, républicains et du Parti de gauche demandent la création d’une commission d’enquête. « Il faut restituer cette affaire dans le contexte affairiste du régime, explique Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis. À l’initiative du député Patrick Ollier (UMP), nous avons auditionné le directeur d’Icade. Un "Rastignac" qui nous a expliqué qu’il devait servir des dividendes à ses actionnaires… » Retour sur une affaire complexe, dont tous les mystères ne sont pas éclaircis.
La deuxième vie d’Icade
À compter de 2003, la société Icade, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ouvre son capital à hauteur de 37 % à des actionnaires extérieurs. Trois ans plus tard, en 2006, Icade fait même son entrée en Bourse… et commence à céder en bloc ses logements. Des cessions qui coïncident avec sa transformation en société d’investissement immobilière cotée (SIIC). La vente de la totalité du pôle logement, soit 34 000 unités, vise, dit-on, à réorienter les activités du groupe vers l’immobilier tertiaire, jugé plus rentable. Toutefois, la simple annonce
de cette cession fait grimper le titre en Bourse.
Parmi les - actionnaires, un fonds d’investissement irlandais se montre particulièrement actif : « Ce fonds détient simplement 3 % du capital mais exige des rendements afin de valoriser sa participation. Il semble qu’il souhaite se retirer à l’occasion de la cession du parc immobilier. C’est le principal problème de la CDC qui ne le contrôle pas. Ceci dit, il reste très minoritaire », détaille Jean-Philippe Gasparotto, secrétaire général de l’union des syndicats CGT du Groupe Caisse des dépôts.
Controverses sur le prix de vente
Officiellement, la cession de ces 34 000 logements avait pour but d’alimenter le fonds stratégique d’investissement, créé dans le cadre du plan de relance. Pourtant, la piste d’une vente purement spéculative ne peut être écartée. De fait, le nouveau statut d’Icade (désormais SIIC) lui permet de reverser 50 % des plus— values réalisées lors des cessions de biens à ses actionnaires privés.
Dans son dernier rapport annuel, Icade estimait ce patrimoine à près de 3 milliards d’euros. Surprise du côté des élus qui se sont empressés d’éplucher les comptes de la société. En 2006, la valeur de ce patrimoine de 42 000 logements était estimée à moins
de 1,5 milliard d’euros. Or, entre-temps, Icade s’est délesté de 10 000 logements. Ni l’introduction en Bourse, ni l’explosion du marché immobiler ne peuvent suffire à expliquer cette hausse vertigineuse. Certains experts estiment, pour leur part, que le groupe aurait pu sous-évaluer le patrimoine afin de faciliter l’entrée en Bourse. « En 2006, le parc a été évalué en valeur locative, c’est-à-dire pour ce qu’il allait apporter en loyers. On nous annonce parfois une décote de 10 à 15 %, c’est la technique du marchand de puces de Saint-Ouen qui consiste à faire croire aux bailleurs qu’ils réalisent une bonne opération », détaille Stéphane Peu, président de Plaine Commune habitat.
De plus, les locataires ne cessent de dresser l’inventaire à la Prévert des travaux à réaliser. Les derniers datent de 1983 et avaient, qui plus est, été financés à hauteur de 350 millions de francs par - l’État et les collectivités. Ainsi, le consortium de bailleurs candidats au rachat, conduit par la SNI, autre - filiale de la CDC, devra en plus financer la rénovation. Et la sénatrice du Val-de-Marne, Odette Terrade, de s’interroger : « Les HLM ont-ils vocation à racheter un - patrimoine déjà amorti alors que ça ne créera pas un seul logement supplémentaire dans un pays qui en manque terriblement ? »
Le rôle de l’État en question
« Tel Ponce Pilate en son temps, l’État se lave les mains de cette affaire », résume Jean-Jacques Porcheron, l’animateur du collectif logement de l’association nationale des élus communistes et républicains, en une formule lapidaire. Alors qu’elle rencontrait les maires d’Île-de-France, la désormais ex-ministre du Logement n’avait pas hésité à jouer la carte du laisser-faire. « Mme Boutin nous a répondu qu’Icade étant cotée en Bourse, et privée pour une part, elle ne pouvait intervenir dans ce dossier », raconte Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux. Ainsi, Christine Boutin a refusé toute subvention aux communes afin de les - aider à financer le rachat du patrimoine. « Elle a précisé que les subventions n’étaient envisageables que pour la construction », s’indigne -Marie-Hélène Amiable. Et rien n’indique pour l’instant que le remplacement de Christine Boutin par Benoist Apparu puisse changer la donne.
D’autant que, de son côté, Éric Woerth, le ministre du Budget, reste sourd à l’inquiétude des communes quant à la perte de recettes fiscales représentée par cette vente. Car, dans l’hypothèse où les logements entreraient dans le parc social, ils se verraient de fait exonérés de taxe foncière pendant quinze à vingt ans. Rejouant la partition de la maîtrise comptable, Éric Woerth a lancé l’idée d’un éventuel reversement de compensations via l’enveloppe des dotations de l’État aux collectivités. Pourtant, si la vente se réalise, l’État touchera également des dividendes via la Caisse des dépôts. « Ma cassette, ma cassette », s’alarmait Harpagon. Et pour cause, le pactole est juteux.
Lina Sankari
source : l'humanité
Icade vend près de 27 000 logements aux HLM
Avec les quelques 2 milliards d'euros que devrait dégager cette opération, la filiale de la Caisse des Dépôts compte acheter des bureaux et des centres commerciaux.
Icade, filiale de la Caisse des Dépôts (CDC), va acheter des bureaux et des centres commerciaux avec le produit de la vente de 26.034 de ses logements, l'opération la plus importante de ce type jamais réalisée en France, a affirmé mercredi son PDG Serge Grzybowski.
"Cette opération fait d'Icade la foncière tertiaire bénéficiant de la plus grande flexibilité financière", s'est-il félicité lors d'une conférence de presse.
Avec le cash dégagé de cette opération "supérieur à plus de 1,5 milliard d'euros", Icade disposera "d'une force d'investissement unique sur le marché" pour acheter "des actifs (bureaux, centres commerciaux, cliniques et équipement publics) déjà loués", a indiqué M. Grzybowski pour expliquer sa stratégie.
"C'est le bon moment en terme de timing d'être riche en liquidités, au moment où le marché enregistre des prix réajustés et non plus spéculatifs", s'est réjoui le PDG d'Icade.
Pour l'analyste Serge Demirdjian, d'Aurel BGC, cette vente "reste conditionnée au financement des futurs acquéreurs", même s'il n'a "pas d'inquiétude particulière sur ce point étant donné le caractère public des acteurs".
Les logements ont été vendus à un consortium formé par la Société nationale immobilière (SNI), autre filiale de la CDC, et différents organismes HLM, pour près de 2 milliards d'euros.
"La grande inconnue réside dans le placement des fonds obtenus par cette cession qui va être déterminant dans l'orientation de la stratégie du groupe", souligne M. Demirdjian, qui juge que le groupe "ne propose pas aujourd'hui de thématique d'investissement claire".
A la Bourse de Paris, l'action Icade a gagné mercredi 0,79% à 59 euros, dans un marché en rebond de 2,43%.
"Nombre de banques d'affaires ont frappé à notre porte. Le problème est d'être pertinent et sélectif", a poursuivi M. Grzybowski, qui préfère acheter de l'immobilier existant que d'initier de nouvelles opérations car Icade est déjà engagé dans plusieurs chantiers (centre commercial d'Aubervilliers et restructuration future de la Tour Descartes à La Défense notamment).
Pour la période 2009-2013, Icade avait déjà établi un plan d'investissements "identifiés et engagés" de 1,3 milliard d'euros dans ces activités.
"J'ai le plein soutien de la Caisse des Dépôts pour mener cette politique", a affirmé M. Grzybowski, en réponse aux accusations de largage du patrimoine immobilier, autrefois considéré comme parc social, du "bras financier" de l'Etat.
La CDC détient environ 62% d'Icade et un fond d'investissement irlandais City North environ 5%, selon ses dirigeants.
M. Grzybowski a précisé qu'il proposerait à l'assemblée générale des actionnaires, comme l'oblige le statut de société d'investissement immobilier cotée (SIIC), la distribution minimum de la moitié de la plus-value (600 millions d'euros), soit 300 millions d'euros, ce qui apporterait au moins 180 millions à la CDC.
Icade, dont le nombre d'employés va passer de 3.600 à 2.100 après la vente de diverses activités, a une dette de 2,5 milliards d'euros au 30 juin 2009.
L'Expansion.com
Icade, filiale de la Caisse des Dépôts (CDC), va acheter des bureaux et des centres commerciaux avec le produit de la vente de 26.034 de ses logements, l'opération la plus importante de ce type jamais réalisée en France, a affirmé mercredi son PDG Serge Grzybowski.
"Cette opération fait d'Icade la foncière tertiaire bénéficiant de la plus grande flexibilité financière", s'est-il félicité lors d'une conférence de presse.
Avec le cash dégagé de cette opération "supérieur à plus de 1,5 milliard d'euros", Icade disposera "d'une force d'investissement unique sur le marché" pour acheter "des actifs (bureaux, centres commerciaux, cliniques et équipement publics) déjà loués", a indiqué M. Grzybowski pour expliquer sa stratégie.
"C'est le bon moment en terme de timing d'être riche en liquidités, au moment où le marché enregistre des prix réajustés et non plus spéculatifs", s'est réjoui le PDG d'Icade.
Pour l'analyste Serge Demirdjian, d'Aurel BGC, cette vente "reste conditionnée au financement des futurs acquéreurs", même s'il n'a "pas d'inquiétude particulière sur ce point étant donné le caractère public des acteurs".
Les logements ont été vendus à un consortium formé par la Société nationale immobilière (SNI), autre filiale de la CDC, et différents organismes HLM, pour près de 2 milliards d'euros.
"La grande inconnue réside dans le placement des fonds obtenus par cette cession qui va être déterminant dans l'orientation de la stratégie du groupe", souligne M. Demirdjian, qui juge que le groupe "ne propose pas aujourd'hui de thématique d'investissement claire".
A la Bourse de Paris, l'action Icade a gagné mercredi 0,79% à 59 euros, dans un marché en rebond de 2,43%.
"Nombre de banques d'affaires ont frappé à notre porte. Le problème est d'être pertinent et sélectif", a poursuivi M. Grzybowski, qui préfère acheter de l'immobilier existant que d'initier de nouvelles opérations car Icade est déjà engagé dans plusieurs chantiers (centre commercial d'Aubervilliers et restructuration future de la Tour Descartes à La Défense notamment).
Pour la période 2009-2013, Icade avait déjà établi un plan d'investissements "identifiés et engagés" de 1,3 milliard d'euros dans ces activités.
"J'ai le plein soutien de la Caisse des Dépôts pour mener cette politique", a affirmé M. Grzybowski, en réponse aux accusations de largage du patrimoine immobilier, autrefois considéré comme parc social, du "bras financier" de l'Etat.
La CDC détient environ 62% d'Icade et un fond d'investissement irlandais City North environ 5%, selon ses dirigeants.
M. Grzybowski a précisé qu'il proposerait à l'assemblée générale des actionnaires, comme l'oblige le statut de société d'investissement immobilier cotée (SIIC), la distribution minimum de la moitié de la plus-value (600 millions d'euros), soit 300 millions d'euros, ce qui apporterait au moins 180 millions à la CDC.
Icade, dont le nombre d'employés va passer de 3.600 à 2.100 après la vente de diverses activités, a une dette de 2,5 milliards d'euros au 30 juin 2009.
L'Expansion.com
Cévennes : Les habitants contre la construction de 150 HLM
Dans le cadre de l'Anru, un projet municipal prévoit de raser l'ancienne maison de retraite Campériols Des riverains inquiets. Depuis quelques semaines, ce petit bout de quartier résidentiel des Cévennes, coincé entre Petit-Bard et Alco, bruisse de rumeurs, s'agite et s'alarme. Plus encore, des habitants des rues des Avelaniers, des Piboules, de l'Onyx ou de la Grenade entrouverte, entre autres, s'organisent et mènent la fronde.
La cause de leur courroux ? Une opération municipale qui projette l'édification de 150 logements sociaux en lieu et place de l'ancienne maison de retraite Campériols (1), dans le cadre de l'Anru et de la reconstruction, hors site, d'une partie des immeubles du Petit-Bard.
« Ce qui nous choque, c'est que l'on ait un ensemble de petites rues
pavillonnaires et que l'on va nous planter trois immeubles à R + 5, avec 150 logements dont 10 % seront des grands logements (T5), avance une résidente. Or, non seulement ça va amener un énorme flux de population dans un secteur plutôt tranquille, mais les voiries ne sont absolument pas adaptées à un trafic quotidien de plus de 200 voitures... » Surtout, si le verbe jongle avec le politiquement correct et se défend d'un quelconque ostracisme ou de toute connotation raciste, reste qu'il se fait plus franc lorsqu'il s'agit de dénoncer « les nuisances récurrentes que nous fait subir la proximité avec le Petit-Bard », poursuit un autre. Et de citer les multiples avanies qui plombent le quotidien : bris régulier des vitres des arrêts de bus, verre brisé dans les rues et les jardins, agressions verbales, « notamment envers les enfants », multiplication des vols et des dommages aux véhicules. « Certains ont même des problèmes avec leur assurance à force de se faire fracturer la voiture... » Leurs souhaits ? Diviser par deux le nombre de logements, limiter à R + 3 la hauteur des bâtiments et promouvoir, « comme dans les autres quartiers », une vraie mixité sociale. « On est déjà pris en tenaille entre trois concentrations de logements sociaux parmi les plus forts de la ville. Alors, même si on ne fait partie que de la petite classe moyenne, nous aussi on a le droit de disposer d'une vraie qualité de vie. »
« Ce qui nous choque, c'est que l'on ait un ensemble de petites rues
pavillonnaires et que l'on va nous planter trois immeubles à R + 5, avec 150 logements dont 10 % seront des grands logements (T5), avance une résidente. Or, non seulement ça va amener un énorme flux de population dans un secteur plutôt tranquille, mais les voiries ne sont absolument pas adaptées à un trafic quotidien de plus de 200 voitures... » Surtout, si le verbe jongle avec le politiquement correct et se défend d'un quelconque ostracisme ou de toute connotation raciste, reste qu'il se fait plus franc lorsqu'il s'agit de dénoncer « les nuisances récurrentes que nous fait subir la proximité avec le Petit-Bard », poursuit un autre. Et de citer les multiples avanies qui plombent le quotidien : bris régulier des vitres des arrêts de bus, verre brisé dans les rues et les jardins, agressions verbales, « notamment envers les enfants », multiplication des vols et des dommages aux véhicules. « Certains ont même des problèmes avec leur assurance à force de se faire fracturer la voiture... » Leurs souhaits ? Diviser par deux le nombre de logements, limiter à R + 3 la hauteur des bâtiments et promouvoir, « comme dans les autres quartiers », une vraie mixité sociale. « On est déjà pris en tenaille entre trois concentrations de logements sociaux parmi les plus forts de la ville. Alors, même si on ne fait partie que de la petite classe moyenne, nous aussi on a le droit de disposer d'une vraie qualité de vie. »
Montpellier
Diane PETITMANGIN
Obsolète et rongée par l'amiante, la maison de retraite est fermée depuis un an.
4 juil. 2009
Enquête sur la Caisse des dépôts et consignations
Et maintenant, Jean-Marie Messier réorganise le logement social
Ces derniers temps, on a beaucoup vu Jean-Marie Messier dans les couloirs de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et de ses filiales immobilières. Nommé banquier conseil, il s'active beaucoup sur la plus grosse vente de logements jamais réalisée en France et qui pourrait lui rapporter de fortes sommes. L'ampleur de l'opération, les sommes en jeu, les conditions de négociation affolent les salariés de la CDC. Après la banalisation du Livret A, ils ont l'impression d'assister à la mise en pièces des bras armés de cette institution dans le logement social.
source : mediapart
A La Benauge, la cité v eut pas craquer
Le projet de renouvellement urbain de la cité HLM de la Benauge, à Bordeaux-Bastide,
... Ici se superposent les projets de l'opération d'intérêt national ...
lire la suite : la cité va craquer
Sud Ouest - Bordeaux,France
1 juil. 2009
Gordon Brown tente de renouer avec les catégories populaires
Gordon Brown tente de renouer avec les catégories populaires
Aujourd'hui, plus de 4 millions de personnes attendent un logement social au Royaume-Uni.
Et ce chiffre devrait encore augmenter alors que les saisies ...
Le Monde - France
Aujourd'hui, plus de 4 millions de personnes attendent un logement social au Royaume-Uni.
Et ce chiffre devrait encore augmenter alors que les saisies ...
Le Monde - France
Un tramway nommé expulsions
Habitat . À Châtillon (Hauts-de-Seine), les travaux du tramway T6 prévoient la démolition d’un hôtel. Mais aucun relogement n’a été proposé aux familles.
Le rideau de fer baissé pourrait laisser croire à l’abandon, mais un panneau vieilli, suspendu à la vitre de l’hôtel, affiche complet. Des quatre étages de cet immeuble en brique, des enfants en bas âge se présentent aux fenêtres, attirés par l’agitation du trottoir. Hier, près d’une vingtaine de militants politiques et associatifs (CNL, ATTAC, SOS Racisme, PCF, PS, Parti de gauche ou Cap21) ont pris à parti la juge des expropriations chargée d’organiser un « transport sur le terrain » au 88, avenue de Paris à Châtillon. En clair, de faire un état des lieux précis. La magistrate essaie tant bien que mal de calmer les esprits : « Cet hôtel n’est pas le seul à être touché par les travaux du tramway Châtillon-Viroflay-Vélizy. Il ne s’agit pas d’une expulsion mais d’une procédure d’expropriation. Nous venons de déterminer combien de personnes résident dans chaque chambre et avec quel type de contrat. »
Jeannette Simon, militante du PCF, sourit doucement à ces propos. « Les 25 locataires n’ont aucune garantie de relogement. La juge parle d’une simple expropriation mais cela signifie bien qu’il y aura expulsion. » D’ailleurs, aucun des militants présents ne conteste la démolition de cet hôtel plus que vétuste. Dans la confusion, une représentante de la Ligue des droits de l’homme tente d’expliquer à la juge l’importance de leur présence : « Notre démarche consiste à accompagner les habitants dans leurs démarches de relogement car, pour beaucoup, ils ne sont pas en mesure de défendre leurs droits. » La plupart vivent en effet dans la précarité la plus totale. L’un d’eux est même handicapé à 80 %. Pourtant, la juge est catégorique : elle ne peut associer les militants à la visite.
« Il y a déjà 12 000 demandes de logement en attente à la mairie (UMP - NDLR). Et ce qui se construit le plus, ce sont des prêts locatifs intermédiaires (PLI - NDLR), inaccessibles à ces populations », explique Marie-Thérèse David, responsable de l’association pour le droit au logement social à Châtillon. Philippe Touraine, du parti politique Cap21, soulève un autre problème : « La mairie profite de ces opérations d’aménagement pour repousser ces populations toujours plus loin de Paris. » Attirée par le bruit du comité de soutien, Sherline, une habitante de l’hôtel, s’y joint suivie par cinq enfants à qui elle ordonne de rester sages. « J’ai fait pour ma part plusieurs demandes de logement mais je me suis vu opposer des refus sous prétexte qu’il n’y avait aucune urgence. J’habite ici depuis 2006 et, dès 2007, on m’a informée par courrier que je ne serais ni relogée ni indemnisée. » Et un autre locataire de conclure : « La ville nous renvoie vers le conseil général et vice versa. Tout le monde se renvoie la balle, c’est insupportable. Ce n’est tout de même pas nous qui avons décidé d’installer un tramway ici ! »
source : l'humanité
Lina Sankari
Le rideau de fer baissé pourrait laisser croire à l’abandon, mais un panneau vieilli, suspendu à la vitre de l’hôtel, affiche complet. Des quatre étages de cet immeuble en brique, des enfants en bas âge se présentent aux fenêtres, attirés par l’agitation du trottoir. Hier, près d’une vingtaine de militants politiques et associatifs (CNL, ATTAC, SOS Racisme, PCF, PS, Parti de gauche ou Cap21) ont pris à parti la juge des expropriations chargée d’organiser un « transport sur le terrain » au 88, avenue de Paris à Châtillon. En clair, de faire un état des lieux précis. La magistrate essaie tant bien que mal de calmer les esprits : « Cet hôtel n’est pas le seul à être touché par les travaux du tramway Châtillon-Viroflay-Vélizy. Il ne s’agit pas d’une expulsion mais d’une procédure d’expropriation. Nous venons de déterminer combien de personnes résident dans chaque chambre et avec quel type de contrat. »
Jeannette Simon, militante du PCF, sourit doucement à ces propos. « Les 25 locataires n’ont aucune garantie de relogement. La juge parle d’une simple expropriation mais cela signifie bien qu’il y aura expulsion. » D’ailleurs, aucun des militants présents ne conteste la démolition de cet hôtel plus que vétuste. Dans la confusion, une représentante de la Ligue des droits de l’homme tente d’expliquer à la juge l’importance de leur présence : « Notre démarche consiste à accompagner les habitants dans leurs démarches de relogement car, pour beaucoup, ils ne sont pas en mesure de défendre leurs droits. » La plupart vivent en effet dans la précarité la plus totale. L’un d’eux est même handicapé à 80 %. Pourtant, la juge est catégorique : elle ne peut associer les militants à la visite.
« Il y a déjà 12 000 demandes de logement en attente à la mairie (UMP - NDLR). Et ce qui se construit le plus, ce sont des prêts locatifs intermédiaires (PLI - NDLR), inaccessibles à ces populations », explique Marie-Thérèse David, responsable de l’association pour le droit au logement social à Châtillon. Philippe Touraine, du parti politique Cap21, soulève un autre problème : « La mairie profite de ces opérations d’aménagement pour repousser ces populations toujours plus loin de Paris. » Attirée par le bruit du comité de soutien, Sherline, une habitante de l’hôtel, s’y joint suivie par cinq enfants à qui elle ordonne de rester sages. « J’ai fait pour ma part plusieurs demandes de logement mais je me suis vu opposer des refus sous prétexte qu’il n’y avait aucune urgence. J’habite ici depuis 2006 et, dès 2007, on m’a informée par courrier que je ne serais ni relogée ni indemnisée. » Et un autre locataire de conclure : « La ville nous renvoie vers le conseil général et vice versa. Tout le monde se renvoie la balle, c’est insupportable. Ce n’est tout de même pas nous qui avons décidé d’installer un tramway ici ! »
source : l'humanité
Lina Sankari
Démolition de 3 tours à Mâcon par foudroyage et basculement
à quel prix et qu'en est-il des habitants ?
Démolition de 3 tours à Mâcon par foudroyage et basculement
Cette opération, qui sera suivie par la démolition de trois autres bâtiments courant 2010
s'inscrit dans un important programme de renouvellement urbain de ...
Moniteur - France
Démolition de 3 tours à Mâcon par foudroyage et basculement
Cette opération, qui sera suivie par la démolition de trois autres bâtiments courant 2010
s'inscrit dans un important programme de renouvellement urbain de ...
Moniteur - France
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