Qui sommes nous ?
La Coordination anti-démolition des quartiers populaires est née à la suite d’une prise de conscience des habitants de La Coudraie (à Poissy) pour défendre leurs habitations, leurs environnements, et leurs histoires. Elle a été créee à l'initiative du collectif de La Coudraie et du collectif de Gennevilliers
Dans nombre de villes sous prétexte de renouvellement urbain et autre rénovation urbaine, l’État, les Mairies et les organismes d’HLM veulent démolir des milliers de logements. Si nous ne sommes pas contre la rénovation de nos villes et nos quartiers, ces démolitions apparaissent le plus souvent comme un gaspillage humain, économique et social.

Pour nous contacter
antidemolition@gmail.com
Notre manifeste en .doc
PAS DE DÉMOLITION AVANT D’EN FINIR AVEC LA PÉNURIE DE LOGEMENTS !

25 oct. 2009

Un logement pour toutes et tous !

des nouvelles de lormont :
A Lormont se fait depuis 2004 le plus grand plan de démolitions-constructions d’Aquitaine : plus de 1300 logements HLM démolis.
Dans le quartier de Carriet, 375 appartements ont été détruits, remplacés par presque autant de constructions sur place. Mais si tous les logements détruits étaient des logements sociaux à loyer « modéré » (soit 377 € toutes charges comprises pour un T3, par exemple), ceux qui ont été construits ont un loyer souvent plus élevé avec, en plus, le gaz et le parking, ce qui fait des hausses de 45 à 120 € pour une surface équivalente, voire inférieure.
A Génicart, nous avons exigé avec des locataires la garantie du maintien du loyer dans les nouveaux logements et accueilli la délégation venue signer la convention de démolition avec l’ANRU en 2006, mais la convention a été signée sous la houlette de la mairie socialiste.
Ce plan de démolitions, qui comprend la démolition de 7 tours sur 13, a pris 3 ans de retard. Seules 2 tours de 10 étages ont été démolies : 156 logements ont été démolis et seulement 50 construits. Des habitants des tours à démolir sont parfois relogés dans des bâtiments qui seront démolis eux aussi ; les bailleurs appellent ça des « logements tiroir » !
3 écoles ont été reconstruites à Carriet ainsi qu’une médiathèque et bientôt une autre école à Génicart, ainsi que de nouvelles voies et cheminements.
Mais ces installations publiques appréciables, toutes bien placées par rapport au tram, vont aussi côtoyer de nouveaux bureaux et commerces aidés par la ville, pour la rendre attractive pour leurs affaires.
La mairie dit qu’il faut « sortir du ghetto », au nom de la « mixité sociale »
-La seule mixité sociale, ce serait d’avoir tous des bons salaires, plus de précarité ni de misère concentrée dans nos quartiers.
-Nous exigeons un service public du logement, transparent et sous contrôle des habitants.

24 oct. 2009

Icade : CA en baisse de -4% au 3e trimestre

les locataires d'icade dont les loyers ont été déconventionnés et dont on a vendu les logements apprécieront ces nouvelles spéculations sur le marche des bureaux. Une rente de 2milliards et les logements n'ont pas été réhabilités.


Icade société immobilière a enregistré au troisième trimestre 2009 un chiffre d’affaires de 374 millions d’euros, soit une baisse de 4% sur un an

Un chiffre d’affaires de 374 millions d'euros, soit une baisse de 4% sur un an, c’est ce que vient d’annoncer la société immobilière Icade, filiale cotée de la Caisse des dépôts.
«La bonne tenue de l'activité foncière, soit une hausse de 5,0%, a compensé en partie la baisse du chiffre d'affaires liée à la cession, courant 2009, des activités d'administration de biens aux particuliers et de services facility management», a expliqué Icade.
Le chiffre d'affaires du pôle foncière tertiaire représentait, au 30 septembre 2009, 57,1% du chiffre d'affaires total contre 50,9% un an plus tôt.
Cependant, Icade confirme qu'il va poursuivre sa stratégie de «tertiarisation» grâce au réinvestissement en 2010 du produit de son portefeuille logements dans des actifs tertiaires générant des revenus «immédiats». En effet, Icade vendra pour près de 2 milliards d'euros à un consortium formé par la société nationale immobilière (SNI) et différents organismes HLM, un total de 26.034 logements.

23 oct. 2009

Des vies sur les portes

ou plutôt des vies mises à la porte ou l'art de distribuer des miettes !

En prévision de la démolition de la tour F, des habitants décorent des portes enlevées aux appartements. Les enfants aiment bien, les adultes ont le blues

Il y a plusieurs mois que les portes des derniers appartements occupés de la tour F se sont refermées derrière les derniers habitants, relogés ailleurs. Mais une douzaine d'entre elles, enlevés par les démolisseurs, a obtenu un sursis : elles ont été confiées à des habitants de la cité, à charge pour eux de les décorer, d'y projeter leur mémoire de la cité et des tours, d'y transcrire leurs états d'âme.

Elles seront exposées vendredi soir pour « L'Apéro des voisins » préalable à la démolition (1), dimanche matin.

L'idée de cette « customisation », empruntée à une initiative lancée dans le même contexte à Lanester près de Brest, n'a sans doute pas bénéficié des mêmes moyens - il y en avait 100 en Bretagne, et tout s'est achevé sur une vente aux enchères - ni du même temps.

Feux d'artifice

Mais elle a permis à la ville de mobiliser autour de l'événement de dimanche les associations et structures installées dans le quartier : Remue-Méninges, les Compagnons-Bâtisseurs, le Point accueil jeunes et la Maison de l'OR. Jeunesse universelle, absorbée par la préparation d'autres événements, a décliné la proposition.

Hier, dans les locaux de Remue-Méninges, c'est un quatuor de jeunes filles qui est à l'oeuvre. « Là, c'est les tours. Les boîtes d'allumettes, c'est les fenêtres. Au-dessus, on a fait les feux d'artifice qu'on tirait en haut des tours », expliquent Betül et Sarah. Sur leur porte, il y a quatre tours, comme « avant ».

Dans leur ciel d'étincelles, chacune doit inscrire un souvenir personnel : « Quand mon père me promenait en scooter, en bas », annonce Sarah. « Quand, avec ma copine, on habitait dans deux tours différentes, on se regardait par la fenêtre », poursuit Bétül. Aïssatou rappellera ses sorties à la piscine de Thouars avec son père, Elsa ses parties de ping-pong, avec son père aussi, en bas des immeubles.

Des bâtiments et des gens

Tranches de vie enfantines. L'animatrice : « Bétül, qu'est-ce que tu disais hier ? Que c'était pour donner une deuxième vie aux portes ! C'est joli ! » Isabelle Plante, responsable du lieu, et Marie Thomas travaillent sur l'autre panneau : des titres d'articles de « Sud Ouest », des souvenirs d'habitants, dont l'un en forme de nouvelle, « pour dire que la cité, ce n'est pas seulement des bâtiments, ce sont des gens ».

Château de cartes

Au Point accueil jeunesse, Sylvie Laurent, une mère de famille, trie des photos avec un petit groupe. Elles seront collées sur une des portes. Les jeunes, invités le matin à venir écrire à leur guise sur l'autre, sont passés, repartis, reviendront peut-être.

Sylvie : « On sait depuis longtemps que ça va tomber. Ça ne fait rien : depuis deux jours, j'en ai mal au coeur de voir comme elle est, la tour. Je les ai connues, toute petite. Mon père les a vues construire. » Les images en noir et blanc offrent tant de visages. Des voisins. Parfois vus du ciel : « C'était le carré, au milieu. Là que ça se passait, les animations. On photographiait des fois depuis le haut. » D'autres portes attendant ailleurs. Chez les compagnons bâtisseurs, on en a recouvert une avec les as d'un jeu de cartes : « Château de carte ? » a interrogé l'auteur.

Dimanche, l'explosion fera sans doute plus de bruit que ça.
Auteur : GilLes Guitton

Nuages sur l’équilibre financier du 1% logement au-delà de 2012

c'est du chinois pour beaucoup de salariés qui cotisent.

En 2018, le 1% Logement aura un déficit cumulé de 8 milliards d'euros à structure d'emplois comparables, a indiqué jeudi Jérôme Bédier, le président d'Action Logement, nouveau nom de l'UESL, l'organisme qui fédère les organismes collecteurs.

Il a indiqué que le 1% - qui finance pendant trois ans l'Anru en totalité et l'Anah - serait en équilibre en 2011 et dans le rouge à partir de 2012. Jérôme Bédier a expliqué que les nouveaux emplois du 1% étaient constitués de "subventions ou quasi-subventions" et n'assuraient plus de retours pour revivifier ses ressources. A l'appui de sa démonstration, il a cité le Pass travaux, quasi disparu (il est tombé de 1 milliard/an à 200 millions), un produit qui générait des retours et déploré qu'on ait "flingué en plein vol quelque chose qui était très utile."

Rappelons que le 1% logement verse chaque année environ 4 milliards de subventions au secteur, se ventilant comme suit : 1,3 milliard à l'Anru (770 millions), l'Anah (480 millions) et au plan de requalification des quartiers de centre ville (500 millions). S'y ajoute 1,1 milliard se ventilant entre la Foncière Logement (500 millions), le plan de relance des HLM (300 millions), la garantie des risques locatifs (100 millions), le Locapass (100 millions) et le Mobilipass (100 millions).

Sans oublier le 1,6 milliard prélevé par ailleurs pour le FNAL (Fonds national d'aide au logement) sur la taxe de 0,95% payée sur les salaires des entreprises cotisantes.
Autre inquiétude exprimée par le président d'Action Logement : le financement des projets Anru : "il y a 4 ou 5 milliards sur 12 milliards qui sont assurés", a rappelé Jérôme Bédier, qui est également président de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution au Medef. Une inquiétude exprimée à plusieurs reprises par Jean-Luc Berho, vice-président de l'UESL et également secrétaire confédéral de la CFDT puisque le 1% est géré paritairement.
source : le moniteur

L'affaire Jean Sarkozy

... mais alors comment sont "élu" les autres présidents en charge des offices publics d'HLM,
et de tout autre organisme public de la même veine ? ...

l'affaire
Le Point

La politique de la ville sur la sellette, faute de résultats

ils ne savent pas trop quoi faire - de nouveaux plans et la misère continue!!!

Le prochain rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), qui sera rendu public en novembre, devrait montrer que l'écart entre les zones urbaines sensibles (ZUS) et le reste du territoire ne s'est pas réduit depuis les émeutes de l'automne 2005.

Faut-il repenser la politique de la ville ? Le débat agite le gouvernement et la majorité, inquiets des résultats médiocres obtenus par la secrétaire d'Etat à la politique de la ville, Fadela Amara, depuis le lancement de sa dynamique Espoir banlieues.

Selon nos informations, le prochain rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles, qui sera rendu public en novembre, devrait montrer que l'écart entre les zones urbaines sensibles (ZUS) et le reste du territoire ne s'est pas réduit depuis les émeutes de l'automne 2005. Avec 17,9 % de chômeurs dans les ZUS fin 2008, le taux de chômage est resté deux fois plus important dans les quartiers de la politique de la ville que dans les autres zones urbaines. Plus inquiétant, le taux de chômage des hommes, entre 15 et 24 ans, atteignait 41,9 % fin 2008 contre 36,9 % fin 2006.

BILAN LIMITÉ SUR L'EMPLOI

"Si on n'avait rien fait, ce serait bien pire", défend l'entourage de Fadela Amara, devant ces piètres résultats. Le bilan des actions présentées par Nicolas Sarkozy, en février 2008, coordonnées par la secrétaire d'Etat, apparaît pourtant très limité. En particulier sur l'emploi. Les "contrats d'autonomie", censés permettre l'insertion des jeunes, n'ont pas fonctionné.

A peine 12 425 contrats avaient été signés, début septembre, sur les 45 000 prévus d'ici à 2011. Parmi eux, seules 887 "sorties positives" vers un CDD, un CDI ou une formation ont été enregistrées. "Le dispositif a été conçu avant la crise. Or, celle-ci a conduit les mieux armés à être licenciés. Et ils se sont trouvés en concurrence avec les jeunes faiblement diplômés", explique Mohammed Abdi, conseiller spécial de Fadela Amara.

Les autres dossiers (éducation, transport, santé, etc.) ont évolué au gré de la volonté des ministres chargés de chacun des secteurs. Avec, globalement, des résultats limités. "Le président de la République a demandé à chaque ministère d'établir un programme. Mais leur participation est très inégale", reconnaît M. Abdi.

Le seul point sur lequel tous les observateurs s'accordent pour souligner une avancée significative concerne la rénovation urbaine – opérations de démolition, réhabilitation ou aménagement urbain – mise en œuvre dans 470 quartiers. Mais le bénéfice politique de ce projet est mis au crédit de Jean-Louis Borloo, à l'origine de l'Agence nationale de rénovation urbaine, lorsqu'il était chargé du dossier en 2003.

Fadela Amara a changé de stratégie. Alors qu'elle a longtemps affirmé que le problème de la politique de la ville n'était pas une question de moyens, elle a multiplié, ces dernières semaines, les demandes budgétaires. "J'ai besoin d'argent. J'ai besoin de plus de moyens pour réussir la mission que m'a confiée le président de la République", souligne-t-elle.

Elle tente actuellement de récupérer 10 millions d'euros amputés à son budget en 2010, et réclame le lancement d'une nouvelle étape de la rénovation urbaine après 2012. Elle a aussi suggéré que le grand emprunt national serve à financer des projets dans les quartiers.

REMISE À PLAT

Dans ce contexte délicat, la majorité réfléchit à une remise à plat plus large de la géographie de la politique de la ville. En dépit de ses abords techniques, le débat est fondamental : à quel niveau doit s'organiser la solidarité entre territoires riches et quartiers pauvres ? Comment répartir les moyens et déterminer les territoires prioritaires ?

Deux parlementaires UMP, Gérard Hamel et Pierre André, ont rendu, fin septembre, un rapport qui constate l'échec du modèle actuel, fondé sur une approche quartier par quartier, zone par zone (zones urbaines sensibles, zones franches urbaines, zones de redynamisation urbaine, etc.). "L'intervention par zonage enferme les quartiers sur eux-mêmes plutôt que de contribuer à leur meilleure insertion dans la ville", constatent les parlementaires. Dans cette logique, ils préconisent de supprimer les ZUS et d'organiser la politique de la ville à l'échelle des communes. Ces dernières signeraient des contrats avec l'Etat, à charge pour les maires de mettre en œuvre, ensuite, leurs propres actions en fonction de leurs priorités.

Une partie de la politique de la ville serait ainsi décentralisée au niveau communal. L'entourage de Fadela Amara s'oppose à cette approche, jugée "dangereuse". "Il faut sans doute faire l'inventaire des territoires pour voir ceux qui doivent être aidés ou pas. Mais il faut que l'Etat continue à cibler les quartiers les plus difficiles et y concentre les moyens", explique M. Abdi.

Prudent, le premier ministre, François Fillon, a annoncé une "large concertation" sur le sujet avant des décisions en 2010. Le comité interministériel des villes, qui devait avoir lieu début octobre, a été repoussé à une date indéterminée.

lire sur le même sujet :
Entretien "Concentrer des moyens d’exception sur 300 ou 400 quartiers en grande difficulté"

Luc Bronner

Le choix du 'bon' collège : une stratégie familiale

l'école : la grande oubliée de la rénovation urbaine !!!!

Avant d'inscrire leurs enfants, des parents enquêtent sur les élèves et les professeurs. Certains n'hésitent pas à déménager pour être proches de l'établissement de leur choix.

Entretien avec Agnès Van Zanten. Sociologue, enseigne à Sciences Po et Normale Sup'. A publié Choisir son école.Stratégies familiales et médiations locales. Puf, 304 pages, 24 €.

Pourquoi certains parents choisissent-ils un autre collège que celui de leur quartier ?

La crainte du déclassement social est forte. Le collège le plus proche n'apparaît pas toujours capable d'amener leurs enfants vers un « bon » avenir. Mais la décision de changer peut créer des tensions dans la famille. Doit-on risquer de sacrifier la réussite scolaire de l'enfant ou son bonheur d'évoluer avec ses copains ? Des parents bien intégrés dans leur quartier n'hésitent plus ¯ même s'ils culpabilisent ¯ à viser un autre établissement. Pour contourner la carte scolaire, certains choisissent des classes particulières ou des options spécifiques. D'autres déménagent pour s'installer près du « bon » collège !

Qu'est-ce qui fait la qualité d'un établissement ?

Pour les parents, de plus en plus, c'est sa population scolaire. Les établissements ne sont plus perçus comme capables d'infléchir les inégalités économiques et sociales. Ce sont les collèges publics qui souffrent surtout de cette défiance. Les politiques publiques semblent inefficaces. Des parents estiment que principaux et proviseurs n'ont pas une réelle influence ; que les professeurs transmettent des connaissances, mais pas des valeurs. De plus, les établissements ne communiquent pas assez sur leurs actions.

Les parents ne sont plus attachés aux valeurs du public, comme la laïcité et la mixité sociale ?

Si, mais pour beaucoup, ces notions sont devenues floues. Et la mixité ne se résume pas au fait de mettre des gens ensemble. Dans les collèges publics « défavorisés », les parents craignent que leurs enfants acquièrent de mauvaises habitudes de langage, deviennent irrespectueux. L'enseignement y est aussi jugé trop standardisé.

Pourquoi le privé est-il considéré comme plus attractif ?

Il propose un suivi plus personnalisé, considéré comme adapté aux bons et aux mauvais élèves. Il met en avant des valeurs. Le chef d'établissement et les enseignants sont soudés autour d'un projet. Les parents, y compris ceux des classes populaires, sont très attachés à cette possibilité de passer du public au privé. Certaines familles, opposées par principe au privé, y scolarisent leurs enfants parce qu'elles pensent qu'il sera efficace pour eux.

La carte scolaire a été assouplie il y a deux ans...

Elle n'a pas favorisé la mixité sociale. Et puis, il n'y a pas un nombre infini de bons établissements, les places sont limitées. Ce qui pourrait engendrer davantage d'insatisfaction chez les parents. Dans les quartiers, pour intégrer un autre établissement, priorité est notamment donnée aux élèves boursiers. Mais cela peut aboutir à sortir les bons élèves de ces collèges. Privés de leurs meilleurs éléments, certains vont connaître une spirale de déclin.

Recueilli par Laurence GUILMO.

15 oct. 2009

Comment fonctionne l'EPAD ?

L'Etablissement public d'aménagement de La Défense (EPAD), créé en 1958, administre l'un des principaux quartiers d'affaires européen. Il gère la vente des droits à construire sur un terrain de 160 hectares dans l'Ouest parisien, sur les communes de Puteaux et Courbevoie. (Voir le plan de La Défense.)
Jean Sarkozy, fils cadet du président Nicolas Sarkozy, répond aux journalistes après avoir pris la présidence du groupe UMP-Nouveau Centre au conseil général des Hauts-de-Seine lors d'une réunion du groupe, le 16 juin 2008 à Nanterre.
Télézapping "Non mais t'as quel âge?"
Critiqué par l'opposition et par certains membres de la majorité, le fils du président de la République s'est défendu en expliquant qu'il était un "élu de la République" et qu'il n'avait "jamais été nommé".
Réactions L'affaire Jean Sarkozy trouble l'UMP et indigne la gauche
Les faits Pourquoi Jean Sarkozy s’accroche, malgré l’ampleur de la polémique
Vidéo Alain Juppé : "Sur le plan du droit, il n'y a rien à dire"
Blog Qui va diriger La Défense ?
Les faits Le maire de Nanterre se porte candidat à la présidence de l'EPAD

3 350 000 m² de bureaux. La Défense compte 150 000 salariés pour 2 500 entreprises, dont plusieurs du CAC 40 (Total, Dexia, EDF, Société générale, Saint-Gobain, France Télécom). Le site abrite aussi 20 000 habitants. En terme de surface, l'EPAD doit administrer 3 350 000 m² de bureaux – soit près de 5 % du parc francilien de bureaux –, 600 000 m² de logements et 200 000 m² de commerces, dont le grand centre commercial des Quatre-Temps.

Quinze tours en chantier. Un grand chantier de modernisation a été lancé en 2006 par l'EPAD, et outre le réaménagement des boulevards circulaires, des espaces publics, passerelles, constructions de logements neufs, commerces et équipements, quinze tours de bureaux sont en construction ou en rénovation. Elles étaient attendues avant 2016. La tour Signal, symbole du renouveau de La Défense, par l'architecte Jean Nouvel, devait être livrée en 2015. La crise économique pourrait retarder leur construction.

115 millions d'euros de budget. L'EPAD vise l'équilibre budgétaire d'ici à 2016, quand la plupart des grands chantiers de modernisation de l'esplanade de La Défense seront aboutis, et que la vente des nouvelles tours lui permettra d'atteindre le chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros.

Comment fonctionne l'EPAD ? Le conseil d'administration de l'EPAD, composé de 18 membres, décide du budget et de la stratégie. Il est composé de neuf administrateurs d'Etat (un au ministère de la culture, trois à l'économie, quatre à l'équipement et aux transports, un à l'intérieur) désignés par leur ministère de tutelle et huit administrateurs de collectivités locales désignés par leur collectivité respective : un représentant de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, un représentant du Syndicat des transports d'Ile-de-France, des représentants des mairies de Courbevoie (UMP), Nanterre (PCF), Puteaux (UMP), Paris (PCF), ainsi que d'un conseiller régional d'Ile-de-France (PS) et d'un conseiller général des Hauts-de-Seine en la personne d'Hervé Marseille (NC). Le président est élu par ses pairs du conseil d'administration et ne peut dépasser l'âge de 65 ans. L'actuel président, Patrick Devedjian, a atteint l'âge limite. Le directeur général, qui a un rôle exécutif, est lui désigné par arrêté ministériel.

Comment va-t-il évoluer ? En juillet, un projet de décret gouvernemental qui vise la fusion entre l'EPAD et son homologue, l'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche (Epasa), est présenté aux communes concernées des Hauts-de-Seine. Elles n'ont qu'un avis consultatif, mais les municipalités de Nanterre et Courbevoie s'opposent à l'absorption. Néanmoins, le projet devrait voir le jour, d'autant qu'un second décret en préparation permettrait l'annexion, d'ici à 2010, de 300 hectares supplémentaires sur les communes de Nanterre et de La Garenne-Colombes. Le président du futur Etablissement public d'aménagement de La Défense Seine-Arche, à la tête d'un territoire central pour le futur Grand Paris, verrait ainsi ses compétences s'accroître.

source : le monde
Jérémie Baruch

13 oct. 2009

La vérité sur... Les spéculations financières des collectivités locales

Pendant des années, les banques leur ont vendu des emprunts «toxiques» à très haut risque. Aujourd'hui, le piège pourrait se refermer sur elles

Règlement de compte sanglant en banlieue rouge. Les socialistes de Seine- Saint-Denis accusent les communistes d'avoir cédé aux sirènes de la spéculation financière. Selon un audit du cabinet CMK commandé par Claude Bartolone, le nouveau président du conseil général, 97% des 800 millions d'euros de dette du département seraient «toxiques», avec des taux basés sur l'évolution d'indices financiers complexes et très volatils. Comme un propriétaire californien lambda avec les subprimes, le prédécesseur de Bartolone, Hervé Bramy, a cédé aux sirènes de crédits alléchants mais qui sont de vraies bombes financières. «Je vais engager un avocat pour étudier les éventuels recours en justice et voir s'il y a eu défaut de conseil de la part des banques», avertit Claude Bartolone, qui a été reçu le 3 novembre au ministère de l'Intérieur, en compagnie d'autres élus et de représentants des banques. Difficile de recenser précisément les victimes de ce type d'emprunt, la plupart des révélations ne survenant que lors d'un changement de majorité. Mais le «9-3» n'est pas une exception. Selon l'agence Finance active, un quart de la dette globale des collectivités est composé de produits dits «structurés». Et ce n'est qu'une moyenne. Nombre de collectivités se sont gavées de ces crédits toxiques.

Innovations exotiques
«Depuis le milieu des années 1990, la concurrence sur les prêts aux collectivités s'est intensifiée, explique Christian Escallier, directeur général de CMK. Les marges des banques sont tombées à des niveaux très bas et elles ont donc innové.» Menés par le franco-belge Dexia et le Crédit agricole, les établissements ont d'abord proposé des produits dérivés simples permettant d'arbitrer entre taux d'intérêt fixes et variables. Des outils peu risqués et plutôt efficaces. Mais des formules plus exotiques sont progressivement apparues, dont la logique est bien celle des subprimes : lors des premières années, l'emprunteur empoche une bonification, c'est-à-dire une ristourne sur son taux d'intérêt. En échange, il prend un risque basé sur l'évolution d'un actif financier, qui, si elle se révèle défavorable, le conduira à payer un taux majoré. Très populaires, les produits de «pente de taux» permettent de parier sur l'écart entre taux d'intérêt à court et à long terme. Plus aberrants, les produits de change poussent à spéculer sur la parité euro-dollar à horizon de dix ou vingt ans; d'autres sur l'inflation aux Etats-Unis ou l'indice boursier japonais. Autant jouer à la roulette russe ! Certaines variantes appelées snowball («boule de neige»), commercialisées par Royal Bank of Scotland, présentent même des effets cumulatifs et donc des risques exponentiels.

«Bombe à retardement»
«Les banques n'hésitaient pas à rappeler plusieurs fois par semaine pour nous vendre des produits que nous avions déjà refusés», témoigne le responsable financier d'une grande région. Les professionnels se défendent toutefois d'avoir forcé la main aux collectivités et continuent de vanter les effets positifs de leur gestion «dynamique» de la dette. «Entre 2002 et 2008, nos produits structurés ont fait économiser plus de 500 millions d'euros à nos clients», assure-t-on à Dexia Crédit local. Plusieurs élus siégeaient d'ailleurs au conseil d'administration de la banque et n'ont pas bronché, à l'image d'Antoine Rufenacht (UMP), qui a fini par renoncer à ses jetons de présence, ou de François Rebsamen (PS), qui a démissionné fin octobre. Le maire de Dijon s'interdit toutefois d'accabler Dexia et souligne que les collectivités «ont largement profité de ces produits».
Mais aujourd'hui, la martingale pourrait devenir un cauchemar. La volatilité accrue des marchés, notamment de change, et l'inversion des courbes de taux entraînent de forts risques de dérapage. La Seine-Saint-Denis pourrait voir passer ses frais financiers de 21 à 39 millions d'euros en 2011. La Seine-et-Marne et la ville de Laval sont aussi exposées, tout comme Saint-Etienne, dont le nouveau maire, Maurice Vincent (PS), est atterré par la «bombe à retardement» sur laquelle est assise 62% de sa dette. «Si on était une entreprise privée, mon prédécesseur aurait dû provisionner plus de 45 millions d'euros de risques financiers.»
Les Caisses d'épargne ont également vendu à grande échelle ces produits, en particulier aux HLM. Il est vrai que les représentants de l'Ecureuil siègent au conseil d'administration de nombre de ces organismes de logement social. En mars, Natixis, une banque codétenue par les Caisses d'épargne et les Banques populaires, a été condamnée par la justice en première instance pour défaut de conseil et tromperie envers la Patrimoine SA languedocienne. Une autre société de gestion de HLM, à Tarbes, a assigné la banque. «Cela fait des années que nous pointons les dangers de ces opérations», affirme Maurice Carraz, des Offices publics de l'habitat. «A l'époque, quand vous parliez des taux du livret A, les banquiers vous expliquaient que vous étiez ringards !»

Absence de réglementation
Plus surprenant encore, des hôpitaux ont également eu recours à des financements exotiques. C'est le cas du CHU de Fréjus ou de celui d'Ajaccio, récemment placé sous tutelle à cause de son surendettement. Selon la chambre régionale des comptes, 90% de sa dette est constituée de produits structurés. Nos blouses blanches n'ont pas hésité à spéculer sur la livre sterling et le yen.
L'absence de réglementation a facilité ces dérives. Les prêts aux collectivités ne sont pas soumis au Code des marchés publics et peuvent se négocier de gré à gré, sur un coin de table, en fin de repas. «Les emprunteurs ne sont pas obligés de passer des provisions pour les pertes latentes», déplore David Diano, de l'agence de notation Fitch.
Jacques Descourtieux, à Finance active, estime tout de même que la situation globale est sous contrôle. «Depuis juillet, les banques ont arrêté de vendre des produits de pente et de change. Les charges financières des collectivités ne vont pas exploser à cause des produits structurés. Mais un nettoyage devra se faire pour la minorité qui a dépassé les bornes.» Pour la majorité des élus, la probable augmentation des impôts sera surtout liée à la crise économique et aux dotations de l'Etat de plus en plus serrées. Mais il est plus facile de taper sur les banques. D'autant qu'elles ont tout fait pour mériter ce rôle de bouc émissaire.

source : challenges
David Bensoussan

12 oct. 2009

Jean Sarkozy hériterait de 50 ans de coups tordus à La Défense

les locataires de logements sociaux aux alentours ont du souci à se faire dans l'avenir .....

Nommé à la tête de l'Epad à 23 ans, Jean Sarkozy prendrait la tête des réseaux gaullistes qui règnent sur les Hauts-de-Seine.

« Jean Sarkozy, futur patron de La Défense » : en lisant le titre du Point, franchement, j'ai d'abord cru à une blague. Le nouveau conseiller général des Hauts-de-Seine deviendrait le boss de la plus formidable pompe à finances inventée en 1958 dans le département le plus riche de France… A 23 ans, Jean Sarkozy serait donc l'héritier des réseaux gaullistes longtemps pilotés par Charles Pasqua, puis Nicolas Sarkozy. Petit retour historique.

lire la suite...... rues 89.

Par David Servenay | Rue89