17 nov. 2014

"La politique de la ville conduit à territorialiser les difficultés des classes populaires"

Entretien paru dans l'humanité Dimanche. Dans le nouveau découpage de la politique de la ville, annoncé par le gouvernement, il n’y aura plus que 700 communes, au lieu de 900, et 1 300 quartiers, au lieu de 2 500, éligibles aux aides à partir de janvier 2015. Un dispositif de plus voué à l’échec ? Pour Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, la politique de la ville qui accompagne la « compétitivité des territoires » ne s’attaque pas aux causes des inégalités.

HD. La « nouvelle géographie de la politique de la ville » dresse une carte, mise à jour, des zones de pauvreté. Quelle première observation cette carte inspire-t-elle aux auteurs de « la Violence des riches » (1)

MONIQUE PINÇON-CHARLOT. Ce qui est curieux dans cette nouvelle carte des quartiers aidés, c’est qu’elle fait ressortir ce que nous ne pouvions pas imaginer, à savoir que beaucoup de villes riches touchaient des crédits au titre de la politique de la ville pour des quartiers « pauvres » au sein de ces communes. Il s’agit, entre autres, de Bourg-la-Reine et Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, Biarritz et Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, Grandville, en Normandie, Écully, dans le Rhône, Le Cannet et Saint-Raphaël, dans le Sud... Lorsque l’on connaît ces endroits, cela stupéfie.

Car voilà des communes dont la population est très majoritairement aisée, sinon riche. On y trouve un taux élevé d’assujettis à l’ISF. Et les municipalités ne seraient pas capables, sans les crédits de l’État, d’organiser l’aide aux quelques familles démunies qui y vivent ? C’est encore la preuve que les très riches ont des postures anti-redistributives vis-à-vis des autres classes sociales, et sont d’un cynisme à toute épreuve. La résistance à la construction de logements sociaux est d’ailleurs fréquente dans ces villes. Dans « la Violence des riches », nous décrivons, à Neuilly, un ensemble de 154 logements sociaux, cachés et complètement dégradés. Malgré la lutte des habitants, il n’y a pas de rénovation ni de perspective de relogement. C’est stupéfiant de voir une ville aussi riche que Neuilly s’occuper aussi mal de ces quelques familles modestes ainsi isolées dans ce qui prend des airs de ghetto.

HD. Le revenu le plus bas est le seul critère retenu pour bénéficier des crédits du nouveau contrat de ville. Ce critère n’exclut-il pas de fait diverses situations de précarité ?

M. P.-C. Réserver les quelques crédits disponibles en faveur des plus pauvres peut paraître une bonne chose. C’est un critère relativement facile à mettre en oeuvre. Mais on risque de passer à côté d’autres formes de pauvreté. Celle-ci est multidimensionnelle. Ce n’est pas seulement le bas revenu en soi, mais tout ce qu’il induit ou qui l’accompagne : misère au niveau de la santé, de l’école, de la famille, du type de logement occupé... Bref, c’est un système de pauvreté qu’il faudrait cibler et pas seulement avec un seul indicateur de revenu.

HD. Cela fait maintenant plus de 30 années que sont mis en œuvre des dispositifs d’aide et d’accompagnement dans les zones urbaines et périurbaines. Or, les inégalités se creusent en même temps que se renforce une ségrégation multiforme. Est-ce l’échec de la politique de la ville ?

MICHEL PINÇON. La pauvreté a d’autres causes que les problèmes urbains. Les quartiers en difficulté rassemblent des familles maltraitées par notre société, par les inégalités croissantes. La politique de la ville conduit à territorialiser les difficultés des classes populaires. On utilise des critères géographiques pour nommer ces territoires : zones, banlieues, quartiers, cités. Cela a été initié sous François Mitterrand en même temps que la décentralisation, dans les années 1980, au moment où s’est mis en place le néolibéralisme. Cette phase du système capitaliste où on dérégule les marchés et où la finance prend le pouvoir sur le politique. À ce moment-là, se met en œuvre une guerre de classes avec des champs de bataille qui concernent tous les domaines de l’activité économique et sociale, dont l’espace géographique, avec la « compétitivité des territoires ». Il s’agit de rendre les territoires riches attractifs pour le capital et pour les entreprises, avec l’aide de l’État, bien entendu.

« QUE BEAUCOUP DE VILLES RICHES AIENT TOUCHÉ DES CRÉDITS POUR LEURS QUARTIERS “PAUVRES” EST STUPÉFIANT. »

HD. Cette compétitivité va-t-elle contribuer à isoler davantage les « poches » de pauvreté ?

M. P. Les populations des territoires les plus pauvres, pas du tout compétitifs, n’auront jamais d’emploi, seront « assistées » par des aides du type RSA, car elles habiteront des zones totalement ségréguées. Pas seulement du point de vue de l’espace, mais ségréguées aussi du point de vue de l’emploi, de l’école, de la santé, de la culture... Cette compétitivité est au cœur des politiques de la ville. Après, c’est la foire d’empoigne. Les élus se battent pour obtenir des crédits, auxquels ils n’auraient pas forcément droit, pour essayer de rendre leur territoire attractif. Pour les entreprises exclusivement, pas pour les services publics et pour les citoyens. La théorie est parfaitement pensée et assumée : il faut faire disparaître de la tête des Français l’idée même de l’exploitation et du conflit de classes. La lutte de tous contre tous conduit à une fragmentation de l’espace, où la pauvreté est reléguée dans les marges ou dans les quartiers dégradés. Mais cette « politique » de la ville est une conséquence, et non pas une cause des inégalités sociales.

HD. L’occultation à l’oeuvre du système d’exploitation et du conflit de classes n’a-t-elle pas favorisé de nouvelles divisions, entre pauvres ?

M. P.-C. Tout à fait. Les turpitudes de la grande bourgeoisie sont de moins en moins visibles au fur et à mesure que les plus pauvres sont de plus en plus ségrégués. Des drames, comme le lynchage du jeune Rom à Pierrefitte-sur-Seine, arrangent la classe dominante qui ne peut que tirer pro-fit de la division extrême entre les plus démunis, au sein des classes populaires. Ainsi, l’ennemi est le Rom, l’immigré, et pas le banquier. Les mesures d’aide aux plus démunis sont indispensables et positives, mais inef-ficaces sur les causes de la pauvreté et de la misère. Ces causes sont d’un autre ordre, celui du partage des richesses, dont l’iniquité est abyssale. Que peuvent penser les nantis des beaux quartiers des conditions de vie de ceux qui travaillent dans les entreprises qui les enrichissent ou s’enfoncent dans le désespoir des chômeurs ? Sur la route, en compagnie d’une dame très aimable et très choyée par la vie, passant devant une cité de HLM, nous l’entendons exprimer sa surprise, son émoi fugitif. « Mais comment peut-on vivre dans ces cages à lapins, c’est affreux, il faut vraiment être bizarre pour s’accommoder de ça. »

(1) La Violence des riches, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Éditions La Découverte, 2013, 17 euros, 256 pages.

REPERES

11 250 EUROS Les territoires éligibles aux crédits sont ceux où plus de la moitié de la population vit avec moins de 11 250 euros/an, soit moins de 60 % de revenu fiscal national médian.

400 MILLIONS D’EUROS seront répartis pour le développement économique entre les différents quartiers et communes retenus dans le nouveau zonage.



5 MILLIARDS seront affectés à la rénovation urbaine de 200 de ces quartiers. 

Entretien réalisé par Latifa Madani

16 nov. 2014

mise au point


AD et MR  nous ont sommé de supprimer des post  s'estimant diffamés par voie d'avocat nous  menaçant d'une procédure  judiciaire - n'ayant ni leurs moyens financiers  ni de temps à perdre - nous avons décidé de réécrire ces commentaires autrement  pour défendre un point de vue et dénoncer certains pratiques et manœuvres dont sont victimes les habitants des quartiers en rénovation urbaine - La grande papesse de la rénovation urbaine pourra donc continuer à rouler  pour sa  carrière  et sa notoriété tranquillement en se construisant un petit appareil au service de ses ambitions. Malgré nos demandes, le loggo de notre blog antidémolition a été utilisé par l'association APP....  dans leur plaquette de présentation sans nous en demander l'autorisation  - plaquette de présentation écrite comme toujours par les experts et  les gens qui ont crée ce logo n'ont bien sur pas mis la main à l'élaboration de cet écrit  et après on nous prendra pour des marionnettes que l'on pourra gaver de formules vides de   co-élaboration de co-construction, de concertation pour construire des projets démocratiques qui tiennent compte de la paroles des principaux concernés - comment des partenaires financiers ne relèvent pas l'absence des concernés dans la rédaction ou l'élaboration de projets destinés à les soutenir et à les aider  sauf à vouloir perpétuer la stature de dominants sévissant des les projets de démolition des uns et des projets d'aide de certains experts et intermédiaires de ces projets.    les experts qui utilisent ce logo pour obtenir des subventions n'ont pas bougé le petit doigt pour sauver la coordination anti demolition et donc aider les habitants : ils ont continué avec les subventions donc le PICRI région ile de france à financer leurs recherches, leurs colloques et leur livre afin d'accroitre leurs notoriété et  leur visibilité - que n’ont-ils pas donné  un peu de leurs subventions ou de leur temps  pour donner aux habitants la capacité de s'organiser et de se défendre contre la barbarie de ces projets qui les chassent de leur HLM. Nous ne sommes pas dupes de la finalité de leurs projets : utiliser les habitants  pour construire des structures  de défense de leurs propres intérêts même s'il faut pour cela instrumentaliser les citoyens organisés les associations dont ils sont devenus membres - pouvoir d'agir ou la coordination pas sans nous - "monter la capacité des habitants à agir" en  privant la coordination ou les associations de quartiers de moyens financiers ou humains pour défendre leurs survies dans leurs quartiers a été criminel. Aider les habitants c'est leur donner les moyens financiers pour assurer leur défense en mettant à leur services des compétences comme celà se fait dans le monde du travail  à travers les comité d'entreprises qui peuvent exiger des vraies informations et des expertises contradictoires. Malgré les insuffisances des droits des salariés dans les entreprises : les structures mises en place sont le fruit d'âpres luttes - souvenons-nous que la section syndicale d'entreprise ne date que de 1968 -  protéger les enfants, les femmes et les hommes ont été les priorités du mouvement syndical et politique depuis plus d'un siècle : c'est d'ailleurs dans ce cadre là que la question de la construction de logements sociaux a été mise en place : il fut un temps ou toutes les grandes entreprises industrielles avaient un patrimoine immobilier pour loger les salariés et les instances représentatives avaient leur mot à dire sur les attributions et la gestion. Les locataires n'étaient pas seuls face à leur bailleur qui était dans le même temps leur employeur.D'ailleurs, tous ces patrimoines ont été vendus dès l'affaiblissement des forces syndicales et les loyers ont été parfois doublés. Aider les habitants : pourquoi ne pas avoir construit des collectifs de lutte par des experts et des chercheurs qui aujourd'hui nous proposent de monter la capacité à agir des citoyens - pourquoi ne pas avoir développé des réseaux de militants en instruisant des dossiers de subventions en faveur des habitants pour leur permettre de se défendre :  ne rêvons pas  - ils avaient d'abord leur propre carrière à développer et à faire valoir  -bilan du picri  ile de france sur les Mureaux et ailleurs pour la lutte des habitants, leur capacité d'agir, leur organisation et la mise en place d'aide pérenne : rien niet - tous ces professionnels ou intervenants qui viennent soit repeindre les volets, faire du théâtre, organiser les concertations bidons ou les principaux concernés ne peuvent avoir accès au dossier - intervenants d'accompagnement pour aider à bouchent jamais sur le renforcement de la démocratie locale au contraire : les habitants y laissent leurs plumes et leurs intérêts, ils sont distraits de l'essentiel : le délabrement, les discriminations et le refus des bailleur d'assurer leur responsabilité - tous ces professionnels experts, compétents et instruits qui pondent des résultats d'étude ont le droit de faire valoir leur droit au travail : il n'y a pas honte  mais quand ils essayent de remplacer ou de palier à l'action politique  ou à la lutte en laissant croire qu'ils pourront être plus efficaces en faisant croire que les démolitions sont un bien pour nettoyer les quartiers, pour démolir les ghettos ou instaurer  la mixité sociale alors qu'ils sont juste là pour accompagner les politiques de ceux qui les paient.   les enjeux ne sont pas les mêmes pour les habitants et ceux qui sont souvent sont fonctionnaires de l’éducation nationale ou bénéficiaires de programmes d'étude ou de bourse de recherche.  les habitants sont nombreux à ne pouvoir  faire face au loyer et  ne peuvent prétendre choisir leur lieu de résidence . les intervenants et les chercheurs et professionnels de l'urbanisme sont souvent propriétaires et souvent en centre ville, n'habitent jamais dans ces quartiers et ne connaissent pas la vie quotidienne de ces banlieues. Ces accompagnateurs de projets locaux ou  nationaux  parfois mercenaires dans les quartiers afin de  faire passer la pilule des démolitions, de la ségrégation, de l'épuration sociale  ou pondre des rapports  pour donner l'impression qu'on fait quelque chose  ( trente ans de politique de la ville  inefficace) les habitants ne sont juste que des faire valoir ou des instruments pour ancrer   le marché  des politiques d'impuissance comme les projets de rénovation urbaine ne sont que la concrétisation des politiques municipales à visée électorales. Si les maires voulaient associer les habitants, ils savent les rencontrer lors des élections et leur parler - s'ils avaient la véritable politique de partager leur pouvoir : ce n'est pas très difficile - les bailleurs connaissent leurs locataires puisqu'ils leur font payer les loyer : alors pourquoi ne pas négocier directement avec les habitants en faisant élire s'il le faut  des représentants payés pour défendre les intérêts des habitants. Pourquoi les maires ne donnent jamais un centime des budgets anru aux habitants pour les aider à se défendre lors des relogements - pourquoi les bailleurs ne créent pas des structures nécessaire pour permettre la défense des locataires au lieu de juste avoir des représentants minoritaires dans les conseils administration  : que peut un pauvre élu tout seul même compétent, même déterminé et courageux - comment monter la capacité d'agir quand vous avez des professionnels payés et informés et des habitants bénévoles et sans information.  Pourquoi les maires font semblant de faire appel à des intermédiaires ou à  des animateurs pour occuper ou faire jouer les habitants pendant qu'ils s'occupent des affaires sérieuses et  donnent leurs réserves foncières à broad et kaufmann et nexity -  Pourquoi les locataires qui sont actionnaires de fait par le paiement des loyers et des charges ne peuvent ni décider de leur avenir , ni des entreprises qui entretiennent  : tout simplement parce que celà voudrait dire que l'on commence à parler de la relation entre le droits des  locataires  et du droit de propriété . Ces responsables ne veulent pas négocier, ne veulent pas lâcher de leur pouvoir, veulent tout contrôler et la seule musique qu'ils écoutent : les intérêts financiers potentiels des lobbys que ne sont pas les habitants.Le temps des habitants est  toujours  bénévole  : ils doivent se démerder pour dégager du temps après le boulot, avec les gosses et le reste : le temps des autres est toujours payé donc il a toujours plus de valeurs : le rapport de domination est instauré - pourtant ce sont les locataires qui paient le personnel, le directeur et tous les intervenants extérieurs et quand on les rencontre, ils nous font toujours entendre  qu'on leur fait perdre leur temps que nous payons et que nous sommes illégitimes - et puis il y a les malins qui avant de s'engager instruisent des beaux dossiers de subventions afin que leur temps ne leur coute rien.  Les inégalités n'ont jamais été flagrantes, l'évitement scolaire, les discriminations et les stigmatisations n'ont jamais été fortes et pourtant il y a des marchands de sable qui veulent construire des réseaux de solidarité pour un outillage citoyen pour pouvoir tisser des liens avec les habitants et les aider à prendre en charge leurs soucis - mais il suffit d'aller habiter aux mêmes endroits et partager leur vie pour les rencontrer et prendre en charge avec eux  leurs problématiques. C'est d'ailleurs les dominants qui veulent rencontrer les pauvres par les réseaux, sinon il y a suffisamment de canaux pour les professionnels de se rencontrer - démarche venu d'en haut pour chercher du bétail à étudier pour étayer des productions intellectuelles. Les associations qui étaient membres de la coordination l'ont laissé crever sans lever le petit doigt - toutes avaient comme ambition d'armer la lutte des habitants et pourtant très peu ont permis l'organisation des activités de la coordination. tous ces dirigeants d'association voulaient commander mais personne ne s'occupait de l'avenir de la structure. Ils l'avaient créée, embauché un permanent en emploi tremplin qui devait obéir à tous ces chefs d'association, à la chercheuse pilleuse, aux étudiants et à la baronnette de l'aitec ...et puis  le permanent licencié, plus de local, plus un sou pour fonctionner - bien que disposant de locaux parisiens, de subventions, de téléphone, personne n'a mis la main à la poche et n'a proposé de l’héberger ou d'aider à sa continuation ou à sa pérennité - personne pour payer le téléphone et proposer un bureau et le picri  obtenu grâce aux quartiers de la coordination n'a donné ni argent, ni local, rien pour soi disant aider les habitants ou les outiller comme ils disent  -depuis le temps que les intermédiaires, les journalistes, les professionnels et les experts arpentent le quartier de la coudraie et qu'ils palpent des subventions pour leur programme de recherche ou aider les habitants, ils n'ont pas trouvé l'argent ni les compétences pour leur acheter une caméra, leur construire un site ou blog afin de les autonomiser et construire leur propre mémoire et la garder pour la transmettre à leurs enfants et à d'autres, pas de petit journal  - la mémoire des habitants ne méritent pas d'écrins comme la parole des érudits ou experts !!!!  alors aujourd'hui les donneurs de leçons ou les plaideurs peuvent aller se faire voir ..... et récupérer le travail et la réflexion des autres.

19 sept. 2008

Jean-Louis Borloo cache bien son jeu

AMBITION A SUIVRE :

Politique. Après sa "révolution verte", le ministre du Développement durable va-t-il revenir sur l’échiquier de la "politique politicienne"? Pour l'instant, il se dévoile le moins possible.
Quand Jean-Louis Borloo se charge d’un dossier, c’est forcément une révolution. Maire de Valenciennes, la ville connaît une explosion du taux de croissance qui « dépasse même celui de la Chine ». Ministre de la Ville, il crée un programme de plus de 40 milliards d’euros pour la rénovation urbaine dans les quartiers. Ministre de l’Emploi, il annonce une baisse du chômage, inédite depuis vingt ans, qui aura lieu. Borloo, c’est le contraire d’Attila, partout où il passe, l’herbe repousse. Logique donc qu’il soit l’artisan de la « révolution verte ». Bientôt il présentera le projet phare – annoncé comme une « mutation économique, industrielle, écologique » – de ce ministère « unique au monde » qui regroupe à la fois l’Energie, les Transports, l’Environnement et l’Aménagement du territoire.
Cerise sur le gâteau : comme le montre notre sondage, cet homme de droite parmi les plus populaires de France sait le rester. Tout comme il a su passer de l’ère Chirac à la présidence Sarkozy. Nommé en 2002, il est le seul – avec MAM – à être encore ministre aujourd’hui. Avec Nicolas Sarkozy, les rapports n’ont pour autant pas toujours été simples. « Ils se regardent de loin, Sarkozy ne lui fait pas confiance », confie un ancien ministre.
Après sa « révolution verte », quelle carte Borloo va-t-il jouer ? Bien qu’il prétende que cela ne l’intéresse pas, il pourrait revenir sur l’échiquier de la « politique politicienne », céder à la tentation du centre. Alors que le centre droit se cherche une identité, un chef, n’est-il pas celui qui aujourd’hui l’incarne le mieux ? En témoigne le succès des universités d’été du Parti radical valoisien à Montélimar. Parmi les participants, l’UMP Yves Jégo estime que « le parti radical et Jean-Louis Borloo sont un pivot de la branche sociale-démocrate ». « Or la gauche de la droite, c’est là où devraient se jouer les élections de 2012 », analyse le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. Comme par hasard, c’est là que les projets de formations patinent le plus. Alors que François Bayrou tente de se rapprocher du PS, les Progressistes d’Eric Besson auraient abandonné toute ambition politique. Quant à Hervé Morin, il peine à donner au Nouveau Centre l’image d’un vrai parti avec des militants.
Quid du Parti radical ? Son ambitieux secrétaire général, le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart, admet qu’il existe « un vrai espace politique au centre, large et balkanisé ». « Aujourd’hui il faut clarifier les choses, nous verrons ensuite, à l’approche des échéances, comment la majorité présidentielle voudra s’organiser », avance-t-il, prudent. Le programme du Parti radical sera refaçonné par des conventions thématiques – comme celles qu’organisait Emmanuelle Mignon pour l’UMP –, puis rédigé sous forme d’un « manifeste radical » en 2010. Une prochaine réunion des cadres aura lieu en janvier à... Valenciennes.
Jean-Louis Borloo refuse tout commentaire qui dépasse le cadre de ses fonctions ministérielles... «Il a un boulevard devant lui, confie un dirigeant de l’UMP, mais il ne veut pas le prendre, sinon il aurait accepté de discuter avec les radicaux de gauche quand ils ont voté la réforme constitutionnelle. » « Borloo a des troupes, un leadership, quelques parlementaires, il rassemble au centre, cela aurait pu mordre, mais il n’a pas eu envie de mettre le turbo. » Lors du campus UMP le 7 septembre dernier à Royan, le numéro 2 du gouvernement a assuré le service minimum. Evitant la place qui lui était réservée au milieu de la rangée, il s’est assis dans un coin, loin des caméras. Dans son entourage, on confie que son « timing » en politique n’est pas encore venu. Sous-entendu : 2012, c’est encore loin. Le ministre « durable » veut prendre son temps.
source : paris-match

1% Logement : patronat et syndicats refusent le prélèvement de l’Etat


Alors que la loi de finances envisage de ponctionner le 1% logement pour grossir le budget de l’Etat à hauteur d’un milliard d’euros en 2009, les syndicats et le Medef ont annoncé communément qu’ils se positionnaient contre ce projet.

Le patronat et les organisations syndicales ont indiqué, dans un communiqué commun, qu'ils «s'opposeront à toute tentative visant à ponctionner les fonds du 1% logement pour compenser un désengagement de l'Etat».

Cette annonce fait suite au projet de loi de finances qui devrait ponctionner le 1% Logement pour dégager une contribution de 1,05 milliard d'euros au budget de l'Etat 2009. Une enveloppe qui doit servir à mettre en place la politique du ministère du Logement. Pour les partenaires sociaux, cette décision pourrait compromettre «à court terme la survie d'un dispositif d'intérêt général dont bénéficient notamment les salariés». Afin de montrer leur désaccord, patronat et syndicats ont signé le premier «Protocole national Interprofessionnel» (PNI) spécifique au 1% logement. «Les partenaires sociaux s'engagent en particulier à contribuer à la production de 30.000 logements, économiquement accessibles, supplémentaires par an selon les priorités définies par le protocole dont ils sont prêts à discuter avec l'Etat», indique le communiqué. Il est prévu que Christine présente son projet de loi sur le logement au Sénat à partir du 14 octobre. Grâce au fond dégagé par le 1% logement, le projet prévoit d’attribuer 320 millions à l'Agence nationale de rénovation urbaine(ANRU), 480 millions à l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et 250 millions à la rénovation des quartiers anciens dégradés.

13 sept. 2008

Picardie. Le maire d’Amiens stoppe les destructions de logements sociaux anciens

Gilles Demailly, le maire (PS) d’Amiens a annoncé le 9 septembre 2008, une réorientation de la politique menée par son prédécesseur, le centriste Gilles de Robien, en matière d’urbanisme et de logement. Première grande décision : l’arrêt des démolitions systématiques des logements sociaux. Programmés dans le cadre de la convention Anru signée en 2005 (243 millions d’euros inscrits), ces destructions concernaient plusieurs centaines de logements répartis dans trois quartiers sensibles de la ville. Après étude de faisabilité et concertation avec les habitants, une grande partie de ces habitations seront donc rénovées «en profondeur» afin, notamment, de diminuer la pression sur le parc social :
«La ville d’Amiens est actuellement en difficulté vis-à-vis des services de l’Etat en raison d’un déficit de constructions par rapport au nombre de destructions réalisées», explique Gilles Demailly.
Le nouveau maire d’Amiens a également réaffirmé son ambition de créer 10.000 logements supplémentaires et de doubler le rythme des constructions de logements étudiants d’ici 2015. Pour ce faire, l’équipe municipale entend notamment contraindre les promoteurs à inclure 20% de logements sociaux dans les futurs programmes de construction et modifier l’actuel PLU.
Enfin, Gilles Demailly promet de mettre l’accent sur la dimension environnementale des projets urbains, en favorisant la construction «d’éco quartiers» ou de bâtiments à haute performance énergétique.

12 sept. 2008

Paris Concertation pour le réaménagement du quartier Saint Blaise (20è arrdt)

A. SUIVRE ……………..


Une réunion publique de concertation se tiendra ce soir, jeudi 11 septembre sur le réaménagement du quartier Saint Blaise, dans le 20ème arrondissement de Paris.

Ce quartier, constitué d’ensembles HLM et qui verra notamment arriver le tramway à ses portes à l’horizon 2012, est actuellement l’objet d’un Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU). Quatre priorités: « Désenclaver le quartier et améliorer le cadre de vie des habitants », « développer l’économie du quartier », créer ou réaménager des équipements de proximité », « favoriser le développement de la vie locale ». Une campagne de communication est parallèlement mise en œuvre pour informer les habitants et les consulter.

La réunion de ce soir sera présidée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris chargée de l’urbanisme et de l’architecture, Gisèle Stievenard, Adjointe au Maire de Paris chargée de la politique de la ville et de l’engagement solidaire, et Frédérique Calandra, Maire du 20eme arrondissement. Une prochaine réunion est prévue mercredi 15 octobre.

A partir du 12 septembre seront organisées une exposition et des permanences dans les locaux de l'Equipe de développement Locale de l’arrondissement.


La réunion d’aujourd’hui débutera à 18h30, à l’école élémentaire, 18 rue du Clos.

Menacé d'expulsion, il s'ouvre la gorge à l'arrivée de la police

Le père de famille devait 30.000 euros de loyers à l'office HLM de Drancy. Menacé d'expulsion depuis quatre ans, cet habitant de la cité Gaston Roulaud âgé d'une quarantaine d'années s'est ouvert la gorge jeudi matin dans son appartement à Drancy (Seine-Saint-Denis) lorsqu'un huissier et des policiers sont entrés pour le déloger par la force.


Il a pu être sauvé par un policier qui lui a pratiqué des points de compression en attendant l'arrivée du Samu». Sa vie n'est plus en danger.

L'expulsion s'est déroulée à 06H30. Après que les policiers ont défoncé sa porte, de Drancy «a cassé un carreau et s'est tranché la gorge».

Sa femme et les deux enfants du couple se trouvaient dans une autre pièce et n'ont pas assisté à la tentative de suicide.

L'homme ayant menacé plusieurs fois devant la police de se suicider si on l'expulsait, les agents étaient «près d'une dizaine», dont des policiers de la brigade d'intervention de la préfecture de police de Paris, «spécialistes des interventions rapides».

Il s'agissait, selon la police, de la neuvième tentative d'expulsion de la famille pour laquelle le concours de la force publique avait été demandé depuis 2006. «L'expulsion était pendante depuis quatre ans. Ils avaient obtenu un sursis en 2006», a précisé la source.

L'homme «ne travaillait plus depuis plusieurs années», il «vivait reclus et désocialisé». Sa famille est désormais «hébergée par d'autres membres de la famille».

Régulièrement, la «Chaîne humaine contre les expulsions des logements», coordination regroupant à Bobigny le PCF et des intervenants du secteur social, dénonce «la multiplication des cas d'expulsion à Drancy» et appelle à un «moratoire».

source : Leparisien.fr avec AFP

3 sept. 2008

Istres: expulsée de son HLM, une mère se jette par la fenêtre

Lorsque Morgane S. s’est jetée par la fenêtre de son appartement, les forces de l’ordre étaient en train de monter dans la cage d’escalier de son immeuble. Hier matin à Istres (Bouches-du-Rhône), «à l’heure fixée pour une expulsion locative» (dixit un communiqué de la préfecture), une femme de 33 ans s’est défenestrée du troisième étage avant même que la police ne pénètre dans son logement. «Elle est malheureusement décédée des suites de ses blessures», poursuit le communiqué.

Cette mère de trois enfants âgés de 11 ans, 4 ans et 18 mois habitait ce logement social, situé dans le quartier Rassuen, depuis août 2006. Elle y avait emménagé avec son compagnon salarié dans la métallurgie. Selon la mairie d’Istres, ils avaient obtenu ce HLM par le biais du 1 % logement. Le bail était aux deux noms. Ensuite, le couple s’est défait. La rupture serait intervenue quelques mois après leur arrivée dans les lieux.

En revanche, selon l’Opac Sud, (l’office départemental de HLM, propriétaire de l’appartement), les loyers n’étaient pas «payés depuis le début». Au total, «la dette locative s’élève à près de 12 000 euros», a indiqué hier à Libération Bernard Escalle, directeur général de l’Opac Sud.

En janvier 2007, l’Office s’était tourné vers la justice pour obtenir le départ des occupants. Une fois le jugement d’expulsion en main, le propriétaire du HLM a mis en branle toutes les procédures pour faire évacuer l’appartement : intervention d’un huissier et demande de concours de la force publique auprès de la préfecture. Concours octroyé.

Hier, la police s’est donc présentée dans l’immeuble ou habitait Morgane S. pour procéder à son éviction. Chaque année, plusieurs milliers d’expulsions sont réalisées de la sorte en France.

Après le drame, quasiment d’une même voix, la préfecture, l’Opac Sud et la mairie d’Istres juraient la main sur le cœur que depuis plusieurs mois tout avait été entrepris pour venir en aide à cette femme. Mais «les démarches d’accompagnement social et d’aide aux locataires défaillants n’ont pas pu être mises en œuvre», indique la préfecture.

Pourquoi ? «L’intéressée n’[a] pas répondu aux demandes de rendez-vous». Le maire d’Istres, François Bernardini (divers gauche) précisait à Libération que les services sociaux de la ville étaient parvenus à un moment à «établir un contact» : «On a essayé d’établir un dossier de surendettement. Mais, tout d’un coup, il y a eu une rupture du dialogue.»

La jeune mère de famille aurait coupé les ponts. «Moi, je me sens vachement coupable, parce que je me dis qu’on a loupé le coche. Mais, en même temps, on a fait tout ce qui était possible», poursuit le maire. Même propos grosso modo pour le propriétaire du HLM, qui dit également avoir tout entrepris pour «trouver une solution».

Hébergement. Morgane S. n’est plus là pour leur apporter une éventuelle contradiction. Une chose est sûre : hier, rien n’était prévu pour l’héberger avec ses enfants si l’expulsion n’avait pas eu une issue dramatique. Pas de chambre d’hôtel, pas d’hébergement d’urgence, pas de relogement. Elle aurait été mise sur le trottoir.

TONINO SERAFINI

Le retournement de l'immobilier menace promoteurs et agences

Le retournement de l'immobilier menace promoteurs et agences
L'avenir des promoteurs immobiliers s'assombrit. Après la mise en liquidation, le 21 août, du constructeur alsacien Brun, c'est au tour de Céléos, basé à Saint-Brieuc, de connaître des difficultés puisqu'il a, le 28 août, demandé la suspension de sa cotation à la Bourse de Paris, le cours de son action ayant chuté de plus de 80 % en un an et de 60 % en trois mois, à 2,86 euros.
L'avenir des promoteurs immobiliers s'assombrit. Après la mise en liquidation, le 21 août, du constructeur alsacien Brun, c'est au tour de Céléos, basé à Saint-Brieuc, de connaître des difficultés puisqu'il a, le 28 août, demandé la suspension de sa cotation à la Bourse de Paris, le cours de son action ayant chuté de plus de 80 % en un an et de 60 % en trois mois, à 2,86 euros.

Créé en 1996, introduit en Bourse en 2000, Céléos a connu une croissance fulgurante, se classant parmi les vingt premiers de la profession (1 700 logements vendus en 2007 et un effectif de 430 personnes). Les salariés redoutent un plan social prévoyant entre 100 et 200 licenciements. D'autres promoteurs régionaux, comme Piera, propriété du fonds d'investissement LBO France, à Gap sont aussi touchés.

L'effondrement des ventes de logements neufs, que le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire a chiffré au deuxième trimestre à 34 % en un an, entraîne des problèmes de trésorerie, puisqu'un des ressorts du métier est de percevoir des acomptes avant la mise en chantier et le règlement des premières factures. Instruits par la crise des années 1990, les promoteurs craignent de se retrouver à la tête de stocks de logements invendus et bloquent donc, en amont, les ouvertures de chantiers.

"Chaque semaine, nous renonçons à lancer des programmes et nous ne commençons des travaux que si la commercialisation est réalisée à 100 %", explique François Massé, directeur général adjoint du groupe Eiffage. Akerys, quatrième promoteur français, spécialiste de l'investissement locatif, a annulé le lancement de 25 % de ses projets, et l'agence de notation Standard & Poor's vient de dégrader sa note de B + à B en raison de son fort endettement. Kaufman & Broad, endettée après son rachat, en septembre 2007, par un fonds géré par PAI Partners, doit procéder à des réductions d'effectifs et annuler des programmes. Chez Tagerim, autre promoteur spécialiste de l'investissement locatif, une douzaine de spécialistes de la promotion ont dû partir.

"LE SYSTÈME EST BLOQUÉ"

"L'année 2008 devrait s'achever avec, au mieux, 350 000 voire 330 000 logements mis en chantier", pronostique Jean-Claude Szaleniec, directeur général adjoint du promoteur Bowfond-Marignan, contre 416 000 en 2007 et très loin de l'objectif, assigné par le gouvernement, de 500 000 constructions...

"Le système est bloqué", diagnostique Marc Pietri, de Constructa, "et nous nous demandons tous que faire en 2009. Il faut trouver des solutions pour produire des logements neufs à 2 200 euros le mètre carré et pas à 3 500 euros, prix moyen actuel", insiste-t-il. Les seuls bénéficiaires de cette situation sont les bailleurs sociaux qui en profitent pour faire leur marché.

Constructa a vendu un programme à Aix-les-Bains (Savoie) à la Foncière logement, société des organismes du 1 %. Eiffage a cédé six logements à une société anonyme HLM à Reims. Les particuliers peuvent tenter d'obtenir des réductions sur les queues de programmes mais, contrairement à ce qui s'était passé dans les années 1990, les stocks sont faibles. La Fédération des promoteurs constructeurs estime à moins de 4 000 le nombre des biens en souffrance.

Les constructeurs de maisons n'échappent pas aux méventes mais ne s'exposent pas aux mêmes risques, puisqu'ils n'achètent pas le terrain et facturent leurs prestations au fur et à mesure de l'avancement des chantiers. Le recul du marché est de plus de 9 %, avec des régions plus touchées que d'autres, comme la Bretagne (- 17 %), la Côte d'Azur (- 16 %) ou l'Ile-de-France (- 21 %), tandis que le projet de maison à bas coût, à 15 euros par jour, lancé par la ministre du logement, Christine Boutin, n'a pas vraiment démarré faute d'un cadre législatif et fiscal clair.

Dans l'ancien, le ralentissement se fait lourdement sentir. Les notaires d'Ile-de-France notent une chute des ventes de 14 %, entre mai 2007 et mai 2008, voire 20 % à Paris, tandis que les prix n'ont pas encore fléchi. "La baisse d'activité va se traduire par une baisse des prix", pronostique Henry Buzy-Cazaux, délégué général de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim).

Les agences immobilières souffrent particulièrement. "En Lorraine, depuis le 1er janvier, 5 % ont déjà fermé leurs portes", déplore Fabrice Genter, président de la Chambre de commerce de Moselle. Avec 12 000 associés, la caisse de garantie de la Fnaim, qui chaque année enregistrait 500 à 600 nouveaux adhérents a, selon son directeur, pour la première fois depuis 2000, autant de fermetures que d'ouvertures d'agences, "les plus fragiles sont les aventuriers de l'immobilier", les agences installées depuis moins de cinq ans et qui ne font que de la transaction.

Les architectes aussi pâtissent de la chute d'activité : "Nous sommes victimes d'un double phénomène, l'arrivée de nouvelles équipes municipales remettant en cause les projets de leurs prédécesseurs et l'angoisse des promoteurs, qui annulent leurs opérations", explique Dominique Ricquier-Sauvage, de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa). Nul doute que les notaires, les diagnostiqueurs immobiliers, les courtiers en prêts ressentiront, eux aussi, les effets de cette crise, dont la sortie pourrait ne pas survenir avant 2011.

source : le monde
Isabelle Rey-Lefebvre

Campements de Matabiau : Pierre Cohen propose un aide personnalisée

La semaine dernière, le député-maire de Toulouse, Pierre Cohen s’était déplacé sur les bords du Canal du Midi face à la gare Matabiau pour signifier aux squatteurs un avis d’expulsion sous huitaine.

Les infrastructures n’ont pas suffisamment évolué face à la pauvreté

Face aux critiques de l’association Droit Au Logement -DAL- le maire socialiste de Toulouse a aujourd’hui tenu à expliquer sa position.

« Je me suis rendu sur les lieux d’abord par souci républicain : on ne doit pas abandonner ces populations dans la misère. Notre second souci relève de la sécurité, de l’hygiène et de la santé de ces personnes. Ce campement les met en danger et ne peut donc pas constituer une solution aussi momentanée soit-elle. » a d’abord précisé Pierre Cohen.

“Nous avons posé un ultimatum car les conditions de vie y sont impossibles. Cette période est consacrée au travail social pour répondre au cas par cas car chacun des « habitants » de ce campement a une problématique bien personnelle.” a expliqué le député maire de Toulouse.

“Le dispositif d’accueil s’appuie sur les services de la Ville (veille sociale dépendant du Centre communal d’actions sociales), en étroite relation avec les associations concernées par ces questions diverses de l’errance. Des solutions sont trouvées grâce aux centres d’hébergement, au restaurant social municipal de l’Ile du Ramier mais aussi au volontariat des associations comme, par exemple, les petits-déjeuners du Secours catholique ou les visites du GAF.”

“Je m’appuie sur leur savoir-faire pour essayer de trouver au plus vite des solutions. Contrairement à ce qui peut être dit, la mairie prend le problème à bras le corps pour trouver des réponses pérennes au problème de l’errance.“A poursuivi le maire.

Nous sommes bien conscients que les moyens aujourd’hui font défaut. Les infrastructures n’ont pas suffisamment évolué face à la pauvreté et l’errance. A travers nos discussions avec nos partenaires - l’Etat et le Département -, nous souhaitons être une force de proposition pour mettre en œuvre une politique sociale plus cohérente. Nous travaillons pour trouver les bonnes décisions à prendre pour résoudre le problème du logement social et du logement d’urgence à moyen et long terme. Aujourd’hui nous ne sommes qu’à la première étape d’un processus pour trouver à ces personnes un accueil et un accompagnement. » A conclu Pierre Cohen.